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Bienvenue à la FCPE Montigny

Bienvenue sur le blog de la FCPE de Montigny-le-Bretonneux !

 

Au nom des bureaux des conseils locaux primaire-maternelle, collèges, lycées, bienvenue sur ce site de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves) de Montigny-le-Bx qui regroupe 6 conseils locaux.... (lire la suite ici par François ANDRE)

L'Education à Montigny vous intéresse?  Contactez-nous, et rejoignez un groupe de parents d'élèves actifs. Les contacts :

Primaire maternelle : fcpe.montigny@gmail.com
Collège Les Prés : lespresfcpe@gmail.com
Collège Giacometti: tazimail@free.fr   

Collège La Couldre: fcpelacouldre@gmail.com

Blog FCPE La Couldre fcpelacouldre.asso-web.com

Lycée E. de Breteuil: fcpe.lyceebreteuil@gmail.com

Lycée Descartes: fcpe.descartes78@gmail.com

Blog FCPE Descartes http://fcpe78descartes.asso-web.com

 

 

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Agenda

Samedi 7 septembre 2013: Forum des Associations 9h-19h

Mardi 10 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE lycée Descartes 19h

Mardi 17 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE Collège Les Prés 20h

Jeudi 19 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE lycée Emilie de Breteuil 20h

Mardi 24 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE collège La Couldre 18h

Vendredi 27 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE collège Giacometti 20h

Jeudi 10 octobre:  Soirée Handicap organisée par la Maison de la Famille, Salle Jacques Brel 20h

Vendredi 11 octobre 2013:  Elections de parents d'élèves

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:05
colere.jpgNous avons appris jeudi dernier, par des représentants élus FCPE de plusieurs écoles de Montigny-le-Bretonneux, que l’UNAAPE avait demandé la distribution via les cahiers de liaison d’un tract sur les rythmes rédigé un peu comme un document de campagne soutenant le maire sortant et son équipe, avec une curieuse réappropriation du projet PEDT. Un directeur d’école, et non des moindres, n’a pas attendu pour diffuser cette « information » via le cartable des enfants. Du encore jamais vu dans une période d’élections municipale à Montigny. 

Rappelons que toute association de parents d’élèves a le droit de demander aux directeurs d’école la diffusion d’un communiqué ou d’une information à destination des parents. Mais en pleine dernière ligne droite des municipales, il est difficile de croire à un hasard du calendrier, tant la question des rythmes demeure centrale dans la campagne 2014. Car l’information n’est pas anodine, le tract dit ceci, avec une audace plutôt cocasse : « aujourd’hui nous sommes en mesure de vous confirmer ce nouvel emploi du temps pour la rentrée 2014. En effet une décision favorable à NOTRE projet a été rendue le 10 mars. ».

Peut-on croire à une coquille ? Difficile ! Car le directeur d’école de l’école Paul Fort, conseiller municipal très actif et très en vue de la majorité sortante, et en pleine campagne pour sa réélection au sein de la liste UMP/UDI de M. Laugier, s’est empressé de distribuer ce document dans les carnets des élèves dès jeudi dernier. Histoire que les parents d’élèves de l’école Paul Fort aient le temps de réfléchir aux grands avantages de voter pour le tandem Laugier/UNAAPE? Non, ce n'est sans doute pas aussi simple. Mais alors pourquoi s’empresser de distribuer ce document avant le dernier week-end de la campagne des municipales ?

La FCPE Montigny trouvce la ficelle un peu grosse. Déjà victime ces derniers mois d’attaques récurrentes de la part de la majorité sortante par des medias qui leur sont acquis (par exemple via l’ancien journal de M. Laugier « Toutes les Nouvelles » de Versailles dans un article de D. Canova du 18 décembre dernier, ou via le journal de propagande L'Ignymontain publié à nos frais, dans le numéro de janvier où une tribune citant nommément un membre du bureau du conseil local a été publiée), elle a décidé de saisir d’urgence l’IEN de circonscription, Mme Plassart, et le Directeur Académique, M. Coignard, pour faire respecter l’équité de communication aux parents et pour que cessent ces pratiques déloyales. Car le directeur de l’école élémentaire Paul Fort, non content d’avoir diffusé sans attendre le tract de l’UNAAPE, avait en outre refusé la distribution d’un document d’information de la FCPE Montigny sur sa vision du PEDT à la rentrée de janvier dernier, donc bien avant le premier tour de l’élection. Un conflit d’intérêt entre devoir de directeur d’école (et devoir de réserve du fonctionnaire d’Etat) et de militant politique, un mélange des genres que nous trouvons de plus en plus insupportable pour les parents d’élèves.

Dans son courriel du 14 mars, le bureau du conseil local de la FCPE Montigny demande, non pas l’interdiction de la distribution du tract Unaape, mais son report à l’après-campagne municipale, dans le respect de la circulaire rappelée ci-après (prochain article). Le tract Unaape devait être distribué aujourd’hui dans d’autres écoles de Montigny, mais l’inspectrice de circonscription a demandé aujourd’hui in extremis le report de cette distribution. Cela n’a pas toujours été le cas, une discrimination à l’égard des documents FCPE avait déjà été signalée (nous avons été parfois contraints de distribuer dehors à la sortie des écoles, car refusés de carnets de liaison), mais il nous a été répondu que l’IEN n'avait aucun pouvoir sur la décision des directeurs d'école qui étaient libres d'agir selon leur bon vouloir. Même quand leur engagement politique est avéré ? 

Quant à l’UNAAPE Montigny, qui ne nous a pas beaucoup habitués à communiquer pendant la durée de l’élaboration du PEDT, son ralliement récent à la cause des rythmes municipaux a de quoi surprendre. Ses représentants  avaient justement critiqué le travail de la mairie en quittant bruyamment la table de la concertation, lors d’un des derniers COTECH de fin 2013, en même temps que les enseignants, en dénonçant un manque d'écoute et de considération du travail mené par les représentants de parents d'élèves ! Un changement de position pour le moins cocasse, ou opportuniste. Au choix.

F. ANDRE

Ci-dessous une reproduction du tract qui a été diffusé dans une école (celle du conseiller municipal):

Tract-unaape-conseil-d-ecole-campagne-1.jpg

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 19:09

RythmesScolairesLes contributions sur les rythmes scolaires ont été rendues publiques sur le site Internet de la conférence du même nom, nommée par Luc Chatel. Cette consultation publique a été fermée au public vers la mi-décembre, alors qu'elle était prévue initialement pour durer au moins un trimestre de plus. Plus de 5 000 internautes ont quand même pu donner leur avis. Parents d'élèves (49%), enseignants (22%), personnels de l'éducation (11%) se sont exprimés. Toutes les contributions sont consultables et disponibles en ligne, y compris celles des académies. Parmi les 1000 thèmes suscitant le plus d'échanges, la durée des vacances, notamment celles d'été, a attiré 2000 messages, suivent les questions de l'intégration des devoirs dans le temps scolaire (600 messages), la semaine de quatre jours (550 messages) et le sport à l'école (480 messages). Ces thèmes rejoignent les propositions des rectorats qui, lors de réunions, ont recueilli l'opinion de milliers de personnes. La FCPE Montigny choisit de publier la contribution de notre académie, l'académie de Versailles. La synthèse est de qualité, plutôt fouillée et équilibrée, et respecte les divergences d'opinions. Demain, à la matinée des adhérents, la FCPE 78 tentera aussi de mettre en place une synthèse départementale.

  (PS: à l'heure où nous publions, il semble qu'un prérapport de synthèse circule déjà, du moins d'après la radio RTL. Pour le moment, nous n'avons pas réussi à nous procurer ce pré-rapport. A suivre..)

 

Contribution de l'Académie de Versailles
Synthèse académique Date : décembre 2010
Nombre de réunions ayant eu lieu dans l’académie : 50
Mots clés (pour qualifier les principaux thèmes abordés) : journée/semaine/année, partenariat, fatigue des élèves, temps scolaire et temps périscolaire
Nombre total de participants : 1800
Typologie de participants : chefs d’établissement, inspecteurs des premier et second degrés, enseignants, parents, représentants des municipalités, représentants des conseils généraux, des enseignants, des associations de parents, des associations partenaires de l’Ecole, responsable diocésain invité

La synthèse ci-dessous est le résultat de consultations organisées
- soit à l’occasion d’une table ronde organisée sur une demi-journée départementale ou académique ;
- soit dans les écoles et établissements scolaires de l’académie. Dans ce cas, elles ont fait l’objet d’un point à l’ordre du jour de conseils d’école, conseils des maîtres, conseils d’établissement, commission permanente, conseils de la vie lycéenne, comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté. Les discussions ont parfois été alimentées par le résultat d’un questionnaire élaboré localement.

1-Les rythmes scolaires et l’école :

les problèmes identifiés :

a) Quels que soient l’origine des participants à la consultation et le niveau scolaire considéré, l’accord est unanime sur un point, même si les raisons invoquées peuvent être différentes : la journée d’un élève est trop lourde.

· trop lourde pour un élève du premier degré car :
- la journée de l’enfant suit le rythme de la journée des parents (lever tôt, transports, retour tardif)
- de nouvelles « disciplines » (langue, sécurité routière, informatique, ..) ont été introduites sans que les disciplines traditionnelles aient été allégées
- l’aide personnalisée est parfois placée à des horaires où les élèves sont peu réceptifs : le matin avant le début ordinaire de la journée, pendant la pause méridienne, sur des temps de récréation, ce qui crée de la fatigue supplémentaire pour les élèves les plus fragiles

· trop lourde en second cycle car :
- la répartition des disciplines n’est pas toujours équilibrée sur la journée et dans la semaine
- les élèves de 4ème et 3ème arrivent souvent fatigués le matin car ils se sont endormis très tard (internet, jeux vidéo, téléphone, …)
- Dans certains collèges, pour placer l’accompagnement éducatif à 16h, les cours commencent plus tôt, à 8h au lieu de 8h30, et on a réduit la pause méridienne
- l’horaire et la longueur de la pause méridienne peuvent déséquilibrer la journée, créant une matinée de 3heures et un après-midi de 5 heures

· trop lourde pour tous car :
- le travail personnel est à faire en plus, avec parfois des exigences d’enseignants jugées trop importantes par les parents
- les temps de transport peuvent être longs

b) Il y a aussi accord pour signaler le déséquilibre dans l’alternance temps scolaire / vacances en cours d’année, avec des élèves fatigués en décembre, et en juin au premier degré.
 Les points de vue divergent par contre à propos des vacances d’été : si elles sont majoritairement jugées trop longues,
- des élèves de lycée, dans des zones moins favorisées, souhaitent pouvoir garder la possibilité d’exercer un « petit boulot » pendant un mois et avoir un mois de vacances
- des enseignants signalent qu’on ne doit pas considérer qu’ils ont deux mois de vacances car une partie de cette période est consacrée aux corrections d’examen, à l’actualisation de leurs connaissances et la préparation de l’année scolaire suivante

c) L’organisation de la semaine suscite l’expression de points de vue plus nuancés voire divergents ; les problèmes identifiés dépendent aussi du niveau scolaire considéré.

· Des points de vue divergents au premier cycle :
- pour certains un week-end trop long qui casse le rythme de sommeil et fatigue les élèves, pour d’autres une coupure indispensable à la vie familiale
- Les élèves sont fatigués le matin, le lundi

· Parmi les participants qui regrettent la suppression des cours le samedi, deux raisons prédominent :
- Le samedi matin était un moment où les parents étaient disponibles et pouvaient rencontrer les enseignants et se rencontrer
- Les élèves étaient plus calmes le samedi, c’était une journée plus « légère » car plus courte

· Au second cycle,
- l’analyse de l’emploi du temps d’un élève révèle souvent des déséquilibres importants
- les élèves de lycée ont une semaine de travail de plus de 30h (parfois 45h de travail)
- Au collège, les élèves de 4ème et de 3ème sont endormis le matin, les élèves de 6ème et 5ème fatiguent l’après-midi mais, en particulier dans les zones défavorisées, ces mêmes élèves sont prêts à rester dans le collège quand des activités d’un autre type leur ont proposées (voir le volontariat des élèves face à l’accompagnement éducatif)

les priorités à prendre en compte :

Première priorité affichée par tous : les rythmes de l’enfant et son sommeil

  Mais le réalisme impose de tenir compte de la vie familiale et sociale. Peu de réflexion sur les contenus de l’enseignement et les rythmes d’apprentissage si ce n’est pour signaler que les programmes nécessitent au moins les horaires actuels.
  Mais certains y voient l’opportunité de re-légitimer l’organisation en cycles et les groupes de compétences.

Il est considéré comme capital que les écoles travaillent avec les municipalités car les conséquences de tout changement dans les rythmes scolaires sont importantes:

· En termes d’organisation du temps de travail des personnels employés par les mairies : ce sont les mêmes personnels qui assurent toutes les activités dans une petite commune
· En termes d’utilisation des locaux car plus d’offre périscolaire implique plus de locaux disponibles
· Sur l’organisation des transports des parents et des enfants, éventuellement sur les regroupements d’écoles

Il est important de prendre en compte la qualité de vie de l’élève

· Au second degré, étudier l’emploi du temps d’un élève : le suivre sur une journée pour se rendre compte des difficultés, repenser l’enchaînement et la place des disciplines, de l’accompagnement éducatif, de la pause méridienne
· La vie d’élève dans un établissement comporte des temps de cours et des temps hors cours : organiser des activités complémentaires avec les collectivités et les associations
· La réforme du lycée oblige à une réflexion sur l’annualisation du temps de l’élève pour améliorer les apprentissages et la vie scolaire

les propositions concrètes :

Les partisans du statut quo sont minoritaires et ils proposent de :

· recentrer l’école sur les apprentissages scolaires fondamentaux, arrêter de lui demander d’assumer tous les apprentissages : santé, nutrition, sécurité routière, …
· limiter les activités périscolaires.

Du côté du changement, il y a accord sur l’allègement de la journée scolaire et le rééquilibrage de l’alternance temps de classe/vacances mais avec des divergences sur les modalités de mise en oeuvre :

· Au premier degré, organiser des journées plus courtes mais
- sur des semaines de 9 ou 10 demi-journées,
- ou sur des semaines de 4 jours et des vacances plus courtes

· Au second degré la semaine ne devrait pas dépasser les 35h
· Respecter la pause méridienne : oui mais de quelle durée ? avec ou sans activités programmées ?

Rééquilibrage des vacances sur l’année entière en respectant des pauses régulières de 2 semaines
· Une majorité s’exprime pour le raccourcissement des vacances d’été de 2 semaines : une en juillet, une en août

Certains s’intéressent non seulement à la longueur de la journée d’un élève mais aussi à son organisation et souhaitent :

· que le travail personnel de l’élève soit organisé dans le temps scolaire
· que l’aide aux élèves en difficulté ait lieu sur le temps de classe et non sur des temps supplémentaires
· qu’au second degré, à l’intérieur de l’organisation actuelle du temps scolaire, il soit prévu de réfléchir à des rythmes d’enseignement propices aux apprentissages :
     - la durée optimale des séquences de cours n’est pas obligatoirement de 55minutes mais peut être envisagée selon le niveau et la discipline,
     - les disciplines pourraient être mieux réparties sur la semaine, sur la journée
     - à l’intérieur des séquences, le rythme impulsé par l’enseignant devrait prendre en compte les contenus des apprentissages et les capacités de vigilance des élèves

Le travail sur les rythmes biologiques a pour objectif de favoriser les apprentissages ; on peut aussi, sans changer l’organisation scolaire, travailler sur le changement de rythme et l’« enseigner autrement ».

Ces propositions peuvent impliquer :
· de relancer la réflexion sur les groupes de compétences et les cycles
· de faire évoluer le temps de présence des enseignants dans les établissements avec des possibilités de travail dans de bonnes conditions (matériel, locaux, temps de concertation organisé),
· d’intégrer la réflexion sur les rythmes scolaires dans les projets d’école et d’établissement

2 - Les rythmes scolaires et la famille :

les problèmes identifiés :

L’organisation de la famille (parents séparés, garde alternée), le travail des parents (travail des deux parents, horaires décalés, temps de transport) pèsent sur la journée des élèves en particulier des plus jeunes

· Le décalage de plus en plus grand entre temps des parents et temps scolaire crée une gêne supplémentaire pour la rencontre entre les parents et les enseignants
· Quand les parents rentrent le soir, ils n’ont pas envie ou le temps de s’occuper du travail scolaire des enfants
· Les élèves de collège se couchent souvent tard, ont du mal à se lever et ne déjeunent pas, en conséquence ils arrivent fatigués
· La prégnance des jeux vidéo crée des enfants qui arrivent à l’école sans connaître le lexique de base (couleurs, animaux, …) : on ne parle pas assez à la maison car on passe beaucoup de temps devant des écrans

les priorités à prendre en compte :

la priorité doit être le bien-être et l’intérêt des élèves, le respect du rythme de l’enfant ; le respect du rythme de la vie familiale devrait passer en second plan
• Les familles devraient prendre conscience du manque de sommeil et de la fatigue des élèves, elles sont garantes de l’heure du coucher des élèves mais dans un contexte de sollicitations accrues
• Les conditions de logement sont aussi à prendre en compte dans l’organisation du travail personnel des élèves

les propositions concrètes :

Une seule proposition concrète a été faite concernant directement les familles : créer ou recréer les opportunités de dialogue entre l’école et les parents et mettre en place une aide à la parentalité pour assurer l’information des familles concernant, en particulier, les problèmes de sommeil des enfants et adolescents.

3 - Les rythmes scolaires et la société :

les problèmes identifiés :

Les familles demandent que les enfants soient pris en charge de plus en plus tôt le matin, de plus en plus tard le soir, le mercredi, pendant les vacances.

· A cause des horaires des parents, les enfants passent trop de temps en collectivité. L’enfant a aussi besoin de moments où il est seul, éventuellement où il « s’ennuie », où il n’est pas sollicité dans le bruit d’une collectivité, il faudrait réfléchir à des activités plus calmes
· La demande croissante nécessite plus d’adultes, des moyens plus importants et un partage différent des lieux d’accueil disponibles

• le cadre d’accueil des enfants en dehors de l’école et des familles doit certes être ludique mais il doit aussi être éducatif : se pose alors le problème de la cohérence des interventions et de la qualification des intervenants : comment trouver des personnels qualifiés disponibles le matin, le midi et le soir ?

• les dates et la durée des vacances sont souvent fixées selon des impératifs économiques en particulier touristiques et non selon le rythme des enfants

- ces impératifs touristiques ne sont pas les mêmes dans toutes les régions et actuellement la priorité est donnée au tourisme de montagne et de mer et non au tourisme local

les priorités à prendre en compte :

La priorité doit être l’enfant mais lequel : le mien, chaque enfant, tous les enfants ?
Autour de l’enfant, les contraintes sont fortes ; chaque acteur doit s’efforcer de comprendre les contraintes de l’autre.

les propositions concrètes :

L’accord se fait autour de la nécessité de mettre en cohérence les interventions lors de la prise en charge de l’enfant pendant le temps passé hors de la famille. Le projet éducatif local est un bon moyen d’articulation des différents temps assurés par l’Ecole, les collectivités locales et les
associations partenaires.
Certains proposent une organisation de l’année qui tienne compte des saisons : raccourcir les journées de classe en hiver, moment où tout le monde est plus fatigué, les rallonger au printemps.

4 - Conclusion :

Tout aménagement du temps scolaire (révision des zones, durée des vacances, durée de la semaine, durée de la journée) a des conséquences importantes sur les partenaires de l’école (associations et collectivités) et peut poser des problèmes de financement. Les propositions ne pourront être  que le résultat de compromis dans la recherche d’équilibres.
Il apparaît difficile de mettre en cohérence les rythmes de l’enfant et des adultes, ces derniers conditionnent toujours la durée du temps passé par l’enfant en dehors de la famille, la journée scolaire n’étant qu’une partie de cette période.
L’aménagement du temps scolaire passe par un travail sur l’organisation de la journée, éventuellement la diminution de sa durée et surtout une meilleure alternance des activités scolaires et extrascolaires, d’où l’importance des partenariats et du rôle dévolue à l’Education nationale dans une offre  éducative cohérente. L’Education nationale doit avoir la maîtrise d’oeuvre des temps scolaires et périscolaires pour garantir la cohérence éducative et l’égalité d’accès à chacun selon ses besoins.
Les changements ne peuvent être mis en oeuvre sans une concertation avec les collectivités territoriales, en particulier au premier degré, il est indispensable de repenser la journée scolaire avec les municipalités (articulation des temps de cantine, garderie, école ; qualité de l’encadrement)
L’Etat doit définir un cadre national qui permettent des adaptations locales, il doit aussi garantir le réalisme des décisions sur tout le territoire, envisager des solutions que les collectivités locales puissent mettre en oeuvre dans un cadre budgétaire contraint.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:10

Dans ce 3ème et dernier volet de notre lecture du rapport de la mission parlementaire « Quels rythmes pour C03-20.jpgl’Ecole », nous regroupons et commentons d’autres propositions générales, tous niveaux confondus (enseignement primaire et secondaire), où il est question du rôle des collectivités locales, et de l’interférence entre rythmes scolaires et tourisme, une activité économique importante du pays. Cette analyse fait suite aux trois articles déjà publiés sur ce blog (communiqué de la FCPE, 1er volet sur les rythmes à l'école, 2ème volet sur les rythmes dans le secondaire).

 

 

La cohérence dans la journée de l’élève :

Une autre revendication très forte de la FCPE concerne le temps de midi dans le secondaire. La mission va dans son sens en proposant de sanctuariser la pause-déjeuner « afin de mieux prendre en compte les besoins des adolescents scolarisés au collège au lycée ». Un adolescent ne serait plus obligé de courir d’une fin de cours à la cantine avant le début de l’heure suivante, voilà qui changerait les choses ! Pour la FCPE, le repas fait partie du temps de journée de l’élève, et ne doit pas être tronqué. Dans la même idée, le rapport souhaite que des plages horaires régulières soient « consacrées à l’apprentissage, par les élèves, de l’autonomie ».

De même, "la cohérence entre les rythmes des écoles primaires, ceux des établissements du second degré et les transports scolaires devrait être assurée."

De nouveaux partenariats et la rénovation des établissements

« Par ailleurs, la liaison entre les enseignements disciplinaires et les activités de découverte, que ce soit dans le domaine culturel et sportif ou auprès du monde de l’entreprise, devrait être repensée ». On n’ose dire que ces propositions sont un peu récurrentes dans les débats sur les contenus des cours, et sur l’éternel reproche fait à l’Education Nationale de sanctuariser l’école face au monde extérieur. Pourtant les stages en entreprise existent déjà, en 3ème par exemple, et dans les filières technologiques. Il y a un côté fourre-tout dans ces propositions qui finit par être en contradiction avec l’ambition affichée de réduire la journée du lycéen ou du collégien. Entre ces partenariats à développer (sous quelle forme ? Intervenants extérieurs ?), de nouveaux apprentissages à caser, et moins d’heures de cours, reste-t-il de la place pour les enseignements fondamentaux ?   Le rapporteur ajoute même : « l’éducation nationale devrait conclure à cet effet des partenariats systématiques avec les autres ministères et les collectivités locales ». Pour ce dernier aspect, là encore, il y a aura des inégalités territoriales, à notre avis.

Du point de vue des structures, les parents d’élèves ont par ailleurs « évoqué la nécessité d’un plan général de rénovation des lycées et des collèges ». Car pour prendre en compte certaines mesures de restructuration de la journée de l’élève dans l’établissement, il faut aussi adapter la qualité architecturale des établissements. La mission propose par exemple que les obligations de service des enseignants du premier et du second degré soient liées à la définition d’un temps de présence dans l’établissement, « cette approche étant mise en œuvre par de nombreux pays européens » (lesquels ?? nous ne savons pas..). Très souvent, dans les bahuts à la française, les profs n’ont même pas un bureau de disponible pour travailler, les salles de profs sont inadaptées! Il faut donc rebâtir ou transformer des salles de classes. Les parlementaires de la mission ont dû admettre qu’une réforme des rythmes scolaires aurait des effets directs sur les finances des départements et des régions et proposent « de les évaluer ». Les collectivités territoriales, déjà mises à forte contribution pour les propositions dans le primaire, ont vraiment bon dos..

L’organisation de l’année scolaire.

« Sans aller jusqu’à proposer, comme l’a fait Philippe Meirieu devant la mission, un seul mois de vacances l’été, il serait souhaitable, au minimum, de respecter l’alternance de sept semaines de classe et de deux semaines de vacances prévue par le législateur, ce qui impliquerait d’allonger les vacances de la Toussaint et de réorganiser le troisième trimestre. »

Cette proposition a aussi été largement relayée dans la presse, mais ce n’est qu’un rappel des conclusions des spécialistes des rythmes de l’enfant établies depuis au moins 25 ans, et jamais vraiment appliquées. Mais dans un pays qui vit énormément de son tourisme, on ne raccourcit pas comme ça les vacances d’été, qui avaient été fixées autrefois en fonction des rythmes agraires. Nous ne sommes plus à l’époque où les enfants devaient retourner à la ferme, mais entretemps les congés d’été se sont adaptés au rythme de la société française : congés payés puis plus tard activités touristiques. La mission propose donc de raccourcir les vacances d’été de deux ou trois semaines.

Les plus résistants à ce projet ne sont pas les enseignants, mais les professionnels du tourisme. Pour dissiper les craintes de ces derniers, il est proposé de créer un « zonage » des vacances d’été. Il faudrait alors passer à deux zones de vacances, car les trois zones actuelles rendent impossible l’alternance prévue entre semaines de classe et semaines de repos.

Rappelons aux parents et enseignants que le calendrier actuel a été fixé pour trois ans, donc rien ne devrait changer avant 2013… D’ici là….

François ANDRE


 

Rappel aux parents:

La plateforme de discussions et d’échanges mise en place par le ministère de l’Education nationale RythmesScolairesdans le cadre de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires est toujours active (elle était initialement prévue pour rester ouverte jusqu’à la mi-décembre). Nous renouvelons notre incitation à répondre massivement aux questions, ainsi qu’à investir les plateformes de discussion du site internet sur www.rythmes-scolaires.fr/

 

Rien n’est joué sur la question, nous devons donc faire entendre les revendications des parents FCPE pour ne pas laisser le champ libre à des revendications contraires aux intérêts de l’enfant, ni laisser le ministère se prévaloir des résultats d’une consultation tronquée pour prendre des décisions.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 16:11

Dans ce 2ème volet de notre lecture du rapport de la mission parlementaire « Quels rythmes pour C03-20.jpgl’Ecole », nous regroupons les propositions pour l’enseignement secondaire, dont les problématiques sont assez différentes de celles de l’école. Cette présentation synthétique, avec notre analyse, fait suite aux deux articles déjà publiés sur ce blog (communiqué de la FCPE, et 1er volet sur les rythmes à l'école).

 

 

Les rythmes dans le secondaire.

Là encore, comme dans le primaire, la France se distingue par un volume horaire d’enseignement au collège et au lycée supérieur à la moyenne européenne.

« Au collège, le volume horaire total des enseignements n’a pas connu d’évolution significative depuis la mise en place du collège unique. Les journées sont en outre allongées par l’accompagnement éducatif. »

Au lycée, les rythmes sont singulièrement affectés par l’organisation du bac. Il est prévu 36 semaines de classe mais elles ne sont jamais assurées, que l’on soit en seconde (fermeture prématurée de l’établissement), en première ou en terminale (épreuves de bac). Le mois de juin est souvent entièrement mobilisé par l’organisation des épreuves. Dans les rythmes au lycée, il faut aussi évoquer le poids des options qui allongent encore les horaires hebdomadaires.

« Pourtant, les établissements du secondaire disposent d’une autonomie pédagogique qui devrait en faire de véritables laboratoires en matière d’aménagement du temps scolaire. ». La réalité est différente, à cause des programmes à couvrir dans chaque discipline enseignée, et du mode d’organisation des emplois du temps.

En fait, les collèges et lycées ne décident pas vraiment des rythmes scolaires de leurs élèves. Ceux-ci « sont largement déterminés par le poids des différentes disciplines dans les grilles hebdomadaires, la définition du service des enseignants du second degré, qui se réfère exclusivement aux heures de cours et ne dit rien au sujet de l’enseignement personnalisé, et la prise en compte des vœux des enseignants, notamment des « anciens », dans l’élaboration des emplois du temps. ». Ceci devrait cependant évoluer avec la mise en œuvre de la réforme récente du lycée, qui prend en compte l’accompagnement et l’orientation, ce qui change les pratiques.

Assouplir les grilles hebdomadaires

Le rapporteur suggère d’introduire plus de souplesse dans ce cadre d’organisation rigide, en proposant de confier la gestion de la grille hebdomadaire des enseignements aux établissements (collège et lycée), « dans le cadre de référentiels nationaux fixant le nombre annuel maximal des heures d’enseignement ». Puis de se poser la question : « une fois cette liberté acquise, faudrait-il, comme pour le primaire, plafonner les horaires quotidiens et hebdomadaires d’enseignement ? » sans apporter de réponse. A notre sens, un tel plafonnement irait à l’encontre de la « souplesse » réclamée, et surtout ne prend pas en compte la réalité du cadre contraint des services enseignants, de la dotation globale toujours plus serrée, qui rendent acrobatiques l’établissement des emplois du temps.

De son côté, la FCPE, représentée en commission par Jean-Jacques Hazan et Christiane Allain, revendique, au bénéfice des élèves, les 35 heures « TTC » (tous travaux compris), incluant le travail personnel. Une formule qui manque peut-être de réalisme, mais qui fixe un cap. Pourquoi pas après tout ? Mais ce serait possible sans doute sur une année scolaire plus équilibrée et mieux rythmée entre vacances et périodes de travail, et à condition au moins de récupérer le mois de juin. Le rapporteur souligne que « cette mesure pourrait empêcher le développement de formes d’enseignement personnalisé aujourd’hui trop peu valorisées ». En tout cas, la FCPE a voulu attirer l’attention de la mission sur le souhait des parents d’élèves handicapés de prévoir de telles limites sur le temps de travail global.

Changer les formes d’apprentissage :

Autre conséquence non négligeable : Une réforme des rythmes implique de changer les formes d’apprentissage. Ainsi, plutôt que de porter tout son effort sur la réduction de la durée de la journée et de la semaine scolaires, une réforme dans le second degré devrait avoir pour objectif premier de faire varier les formes d’apprentissage. Le rapport suggère de réduire le temps de cours magistral (ce qui serait une révolution dans notre style d’enseignement académique), de développer les enseignements pluridisciplinaires (une autre révolution…) et de repenser les temps pédagogiques et les séquences d’enseignement. Fort bien ! Mais comment forme-t-on les futurs enseignants et les enseignants en exercice à ces nouvelles pratiques ? Le texte ne le dit pas.

Ces propositions sont de vraies avancées et dessinent une école du futur, moins académique. Nous avons toujours connu le collège et le lycée avec des emplois du temps pour l’élève organisés entièrement autour de l’inévitable heure de cours. C’est là qu’on retrouve la notion de « socle commun » autour duquel devraient être retravaillés les programmes afin d’en distinguer le cœur, qui s’appuierait sur le socle commun, et les éléments d’approfondissement. Piste intéressante pour « démagistraliser » les cours, certes, mais à notre avis très facilement traduisible en restrictions d’heure-postes. Les éléments d’approfondissement pourraient par exemple (ce n’est qu’un hypothèse) être dispensés par des conférenciers extérieurs.

La fin de la structure « classe » ?

Derrière ces propositions, on retrouve des arguments qui ont fait l’objet d’âpres débats dans la mise en place de la très récente réforme du lycée. Changer les rythmes suivant les recommandations qui précèdent impliquerait de faire varier les formes de regroupement des élèves : « Il faudrait davantage recourir aux groupes de compétence, aux ateliers d’accompagnement, aux « cours dialogués », etc. Inversement, des cours magistraux de soixante à quatre-vingts élèves pourraient être dispensés pour l’enseignement des matières « dictées », comme l’histoire-géographie, ce qui permettrait de préparer les élèves à l’enseignement supérieur ». Un joyeux casse-tête en perspective pour les emplois du temps. Mais cela a du sens. Parallèlement, afin de lutter contre les inégalités sociales, et suivant une recommandation très forte de la FCPE, « le travail personnel de l’élève devrait être intégré dans le temps passé dans l’établissement ».

Le redoublement banni au profit de l’étalement des cycles :

Dans ce cadre de lutte contre les inégalités, d’autres mesures sont suggérées, comme le renoncement au redoublement, sauf cas exceptionnel. Sur ce sujet, l’attention de la mission parlementaire a été attirée sur la situation des élèves handicapés à qui on demande de suivre les mêmes rythmes que les autres élèves. Des aménagements pourraient leur être proposés, par exemple au moment du passage du primaire au secondaire, pour leur permettre de faire le cycle 6ème -5ème sur trois ans. Est-ce que la mission a bien réalisé que ces propositions s’accompagnaient du renforcement du personnel enseignant ?

A ce sujet, la FCPE Montigny rappelle qu’une expérience originale, allant dans le même sens, avait été tentée au collège Les Prés de Montigny-le-Bretonneux, dans le cadre du projet d’établissement sur un meilleur accompagnement scolaire des élèves en difficulté. Il était proposé à certains élèves de faire leur cycle central (5ème et 4ème) en trois ans, pour leur permettre de rester dans le cycle général sans redoublement et sans rogner sur les apprentissages nouveaux comme la LV2. La classe de 4ème « passerelle » était en outre à effectifs réduits pour redonner confiance aux élèves et resserrer les liens avec les enseignants. Malheureusement, dans le cadre des réductions sévères de DGH en 2008, ce dispositif n’a pas pu être maintenu, et l’Inspecteur d’Académie de l’époque, M. JR Dupont, n’a jamais voulu soutenir ce dispositif, qui était « payé » par l’établissement sur sa DGH globale, un dispositif qu’il avait qualifié avec dédain de redoublement déguisé. C’est pourtant ce que vient de proposer la mission parlementaire sur le cycle 6ème-5ème. En complément de la fin des redoublements pour ne plus donner l’impression aux élèves de faire du sur-place.

Ce qui prouve bien que pour appliquer toutes ces belles idées de rythmes scolaires dans le secondaire, il va falloir remettre les moyens horaires dont ont été privés les établissements depuis Xavier Darcos. Et des postes ! Oui… des postes !

D’ailleurs, le rapporteur ne s’en cache pas : « Ces nouveaux emplois du temps auraient un coût, nous en sommes conscients ». C’est déjà çà…

François ANDRE 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 15:12
Comme annoncé dans l'article précédent, nous proposons de publier des extraits synthétiques du rapport de la mission parlementaire en 3 volets, tels que présentés par le rapporteur Xavier Breton le 8 décembre à l'Assemblée nationale, avec quelques commentaires de la FCPE Montigny. Comme nous le disions, l'une des préconisations phares, mise en relief par la presse, concerne la semaine de 4 jours, alors que c'est loin d'être la proposition la plus significative. Ce premier volet de nos articles concerne les rythmes de vie scolaire à l'école primaire, sur lesquels la mission parlementaire fait de nombreuses propositions, qui impliquent une réorganisation à l'échelle nationale et territoriale à la fois.
rythme-scolaire-CRAPLa mission s’est d'abord penchée sur les rythmes de vie scolaire dans le primaire, "un choix motivé par la généralisation, à la rentrée 2008, de la semaine de quatre jours qui a relancé le débat, récurrent en France, sur l’organisation du temps scolaire et ses effets sur le bien-être des élèves". La spécificité de l’école primaire est incontestable: "Accueillant de jeunes enfants, elle est en effet confrontée à des problématiques très différentes de celles posées par l’élaboration des emplois du temps des adolescents accueillis au collège et au lycée."

C'est seulement cet automne, en même temps que le lancement de la consultation publique par internet, que la mission a élargi sa réflexion aux rythmes de vie scolaire dans le second degré (notre 2e volet dans un article à suivre), la problématique des rythmes ne pouvant être déconnectée de celle de la vie d’ensemble des écoles et des établissements du second degré.

"Une réforme des rythmes de vie scolaire, quelle qu’elle soit, aura des répercussions profondes sur les méthodes d’enseignement et les missions des enseignants eux-mêmes". C'est sans doute pour cette raison que nous trouvons certaines des préconisations très floues. La mission parlementaire indique des tendances, des directions, mais ne propose pas de schéma genre "propositions Attali" numérotées. Ce qui est présenté est, "au sens propre, un rapport d’information qui inventorie les problématiques, indique des changements qu’il serait souhaitable d’apporter et pointe du doigt toutes les conséquences qui devraient en être tirées".

Selon la mission parlementaire, la priorité est de résoudre le niveau de décision de l’organisation du temps scolaire: 

"D’un côté, la « centralisation » de la gestion du temps scolaire depuis la rue de Grenelle ne permet pas aux équipes de s’adapter aux besoins de leurs élèves, et de l'autre, qu'une décentralisation totale n’est pas souhaitable, car l’éducation doit rester nationale". OUF!! (on a eu peur... ). Mais ensuite, si on analyse bien, c'est un peu l'inverse qui est proposé, l'éducation risque de devenir "locale"...

En effet, la mission suggère de fixer, au niveau national, un objectif annuel d’heures d’enseignement "dont l’organisation hebdomadaire serait ensuite décidée au niveau communal ou intercommunal, ce qui laisserait aux acteurs de terrain la possibilité de scolariser les élèves le mercredi ou le samedi en fonction des spécificités locales". Il reviendrait à une sorte de « conseil d’école communal », associant aux représentants de la commune, les directeurs d’école, les professeurs et les parents d’élèves des différentes écoles, de prendre la décision. 

Aïe!!!! Quand on sait comment ça se passe à Montigny-le-Bretonneux, c'est précisément ce qu'il ne faut pas faire! Laisser cette liberté à des acteurs qui s'arrangent entre eux (directeurs d'école et mairie) et qui vont choisir un rythme adapté à LEURS besoins et à LEURS envies, et pas spécialement adaptés aux rythmes de l'enfant! Rappelons que les parents sont toujours minoritaires dans toutes les instances de décision communale à Montigny (ils ont juste un siège par fédé face aux 30 directeurs d'école, aux adjoints élus, à l'IEN), ainsi qu'en conseil d'école où ils n'ont jamais la majorité des voix si on compte la mairie et le DDEN qui siègent. Dans toutes les tentatives passées de la FCPE Montigny pour essayer de demander en conseil d'école un calendrier scolaire adapté où les élèves en difficulté ne se trouvent pas à bosser 6h30 par jour en mangeant au lance-pierre pour placer les heures de soutien "Darcos" sur le temps de midi et sur 4 jours, nous avons toujours refusé un refus poli. Nous avions aussi posé cette question à l'inspectrice de circonscription, qui nous avait affirmé que "des écoles y réfléchissaient", que des projets se préparaient, mais nous n'avons jamais rien vu sortir des cartons, nous pensons qu'il n'y avait aucune volonté pour sortir du système actuel des 4 jours.

C'est pourquoi nous espérons beaucoup de la loi, s'il y en a une, pour remettre les intérêts de l'enfant au coeur du processus de réflexion, et pour ne pas laisser un cadre trop laxiste d'application dans les communes. Nous pensons aussi que, sur ce point, notre fédération a lu un peu trop vite les conclusions de la mission parlementaire, car cette proposition ouvre la voie, déjà béante, aux inégalités territoriales, et à l'éducation différenciée entre villes riches et des villes pauvres!

 

L'aménagement de la journée scolaire: les chronobiologistes entendus par la mission ont rappelé ce qu'ils avaient déjà dit dans la presse à de nombreuses reprises, à savoir qu'elle elle est « délirante », « mauvaise » et « aberrante ». La France se caractérise en effet par un nombre très faible de jours d’école (144 contre 187 pour la moyenne de l’OCDE) et des journées de six heures bien remplies, beaucoup trop remplies. Il faudrait réduire la durée de la journée scolaire en fixant un plafond quotidien horaire. Tout le monde aujourd'hui partage ce constat, enseignants, parents, spécialistes, mais la mission n'indique aucune solution pour parvenir à un consensus. Personne n'est d'accord sur les remèdes: le retour du samedi matin est demandé par nombre d'enseignants, et une partie de la FCPE, l'instauration du mercredi matin est demandée par d'autres, y compris collectivités territoriales, parents, et chronobiologistes.

La mission propose d'instituer une heure d’étude surveillée pour tous les élèves,  sans sacrifier pour autant l’aide personnalisée (logique, car elle a été défendue et mise en place par les Ministres qui ont précédé Luc Châtel, dont L. Ferry et X. Darcos). La place de celle-ci devrait être toutefois "repensée". Elle pourrait être intégrée dans le temps de la classe, le temps scolaire ordinaire, ce qui permettrait de mettre en œuvre, dans les écoles, une pédagogie réellement différenciée. Ceci impliquerait de repenser l’alternance des différentes activités dans la journée : enseignement en classe, enseignement personnalisé et activités péri et extrascolaires. Parallèlement, la gestion du temps devrait devenir un objectif d’apprentissage pour les élèves. Il y a là de vraies avancées intéressantes, qui prennent bien en compte les demandes de nombreux experts de l'Education. Mais comment l'appliquer ? En articulation avec les mairies au sein de la journée?? On voit qu'il faudra encore des années avant de mettre tout le monde d'accord sur des solutions intelligentes. 

Nous arrivons à la seule information que la presse a mise en valeur: "la semaine de quatre jours devrait être interdite".

Une formule forte, qui permet de grands raccourcis sur le projet... La mission, qui décidément a vraiment envie de libéraliser l'école à l'échelle locale sans mouiller l'Etat, précise pudiquement, parce qu'elle se souvient que notre Education est quand même "Nationale": "certes, cette mesure apporterait une restriction à la liberté qui devrait être offerte aux acteurs locaux. Mais elle enverrait un signal fort de prise en compte de l’intérêt de l’enfant. Car la semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages et entraîne, selon les chercheurs entendus par la mission, une désynchronisation des rythmes biologiques des enfants". Ouf! Cela fait du bien de savoir qu'il y aura quand même un cadre et une contrainte nationale!

Les chercheurs ont recommandé de varier la durée quotidienne et hebdomadaire des horaires en fonction de l’âge des écoliers, car nous faisons vraiment exception en europe sur ce point aberrant: les «vingt-quatre heures d’enseignement pour tous» (sous-entendu horaire hebdomadaire), valables de trois ans à onze ans, constituent une absurdité.

Le rapport cite d'autres pays européens: les écoles à la journée d’Allemagne et les écoles fondamentales de Finlande pratiquent, à la satisfaction des intéressés, une différenciation du nombre d'heures enseignées en fonction de l'âge. il est vrai qu'en France de la petite section au CM2, les enfants sont tous logés à la même enseigne de rythme.. Mais nous, parents, sommes les premiers heureux de vivre dans un pays où l'école maternelle existe et enseigne dès l'âge de trois ans. Ne nous plaignons pas! 

Cela dit, un enfant de 7-8 ans en France a 913h d'enseignement/an, c'est-à-dire 120h de plus qu'en Espagne, 280h de plus qu'en Allemagne, 300 h de plus qu'en Finlande. Or ces deux derniers pays obtiennent de meilleurs résultats au classement PISA (contestable cependant, lire le très bon article sur "Sainte Pisa" dans Sauvons l'Ecole). Cet écart est troublant malgré tout. Mais faut-il réduire le nombre d'heures à l'année ou à la semaine? Le rapport ne répond pas vraiment. Et rappelons que la Finlande, toujours citée dans tous les discours politiques qui veulent faire passer l'idée que notre école nationale est inefficace, met de sacrés moyens: il y a deux adultes par classe au niveau élémentaire, et un effectif moins élevé. C'est quand même très éloigné de l'objectif d'un non-remplacement d'un enseignant sur deux partant à la retraite, n'est-ce pas?

Le rapport aborde aussi les équilibres entre scolaire et périscolaire: 

"Toutes ces hypothèses conduiraient à repenser la part respective des activités scolaires et périscolaires. Mais cela ne voudrait pas dire pour autant que l’on doive faire n’importe quoi : la continuité éducative entre ces deux types d’activité devrait être assurée. En outre, les politiques éducatives communales devraient être mieux régulées, en particulier dans le domaine de l’accompagnement scolaire".

Soit! Cela fixe une direction, mais si l'Etat n'impose pas un cadre national? Nous pensons à la FCPE Montigny que cette "continuité éducative" risque de creuser l'inégalité entre les communes.

Et justement, la mission s'inquiète des disparités possibles avec cette mise en garde:

"Toute réforme qui obligerait les communes à prévoir la prise en charge d’enfants «libérés» plus tôt, devrait voir ses implications financières impérativement évaluées. La question de l’établissement des mécanismes de péréquation, afin d’assurer l’égal accès des enfants à l’offre périscolaire, devrait être également posée". Ouf ! Mais le rapporteur ne demande pas que cela soit sous la responsabilité de l'Etat! C'est juste une mise en garde de pure forme, car on sait très bien que cela mène à de grandes disparités entre les communes "riches" qui proposeront un temps éducatif "riche", avec des locaux de qualité, du personnel formé etc… et d’autres qui ne pourront pas.

Vient ensuite un constat sur le contenu pédagogique:  

"Une réforme des rythmes scolaires serait aussi l’occasion de mettre fin à deux spécificités françaises dont nous ne pouvons tirer aucune fierté : les programmes encyclopédiques et le non-respect des cycles d’enseignement, celui-ci confortant la pratique délétère du redoublement". Personnellement, je trouve que les cycles entre maternelle et élémentaire ont été une réforme importante au cours de vingt dernières années, et je ne vois pas en quoi ils n'ont pas été respectés. Quant au redoublement, le rapport ne dit pas comment faire pour amener tout une classe d'âge au même niveau scolaire avant d'entrer en 6ème... Sur le côté encyclopédique, beaucoup de parents qui en ont marre de faire répéter des leçons par coeur le soir à des enfants fatigués, seront d'accord. Mais qui a aggravé la situation en instaurant unilatéralement des "nouveaux programmes" en 2008 contre l'avis des spécialistes? Xavier Darcos pour ceux qui n'ont pas tout suiivi... 

Parmi "les sujets connexes" aux rythmes scolaires que la mission a abordés, "parce qu’ils sont fondamentaux", citons "la formation des enseignants "à la maîtrise des temps d’apprentissage", laquelle devrait être effective, et la révision du statut de l’école et de son directeur". Une formulation dangereuse, qui ouvre la boîte de Pandore des EPEP, un projet qui se trouve dans les cartons de cette majorité depuis le début, qui vise à accorder un vrai statut d'autonomie à des écoles ou groupements d'écoles, plébiscitée par des directeurs d'école ambitieux (qui sont parfois aussi conseillers municipaux bien envue..). On peut noter aussi, avec malice, que le rapporteur de la mission parle de la formation des enseignants alors qu'ils sont depuis cette rentrée tous parachutés dans leurs classes, sans formation, avec leur Master "encyclopédique" tout frais en poche... Ce serait amusant que le débat sur les rythmes scolaires épingle indirectement l'absurdité de cette autre mesure Darcosienne..

Et pour la fin , la FCPE Montigny vous offre la petite touche "responsabilité des parents", genre leçon de morale très chère à ce gouvernement quand il s'agit d'éducation (souvenez-vous que nous avons été accusés de laisser nos jeunes manifester comme des voyous dans la rue sur le thème des retraites et de ne pas jouer notre rôle) : "enfin, pour réussir, une réforme des rythmes de vie scolaire devrait s’accompagner d’actions fortes de sensibilisation des parents au rôle fondamental du sommeil.". Bande de parents indignes........

 

François ANDRE

 

RythmesScolaires

 Parents, il est toujours temps de donner votre avis, cliquez ci-contre pour contribuer au site de consultation nationale.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 14:18
La mission parlementaire sur les rythmes scolaires vient de rendre ses conclusions en séance, sans grosses surprises, mais avec des ambitions plutôt surprenantes, voire démesurées en termes de moyens nécessaires, lorsqu'on sait que les rapporteurs de cette mission appartiennent à la majorité gouvernementale qui a mis en place un certain nombre de mesures dénoncées par ce rapport (comme la suppression du samedi matin, la masterisation, et la suppression de nombreux postes d'encadrement). La presse, particulièrement simpliste, n'en retient surtout que l'aspect "interdiction de la semaine de 4 jours", une formule choisie pour être alléchante et "allègre" qui prend de face et sans précautions l'horaire de travail de plusieurs centaines de milliers d'enseignants du primaire.
Dans ce rapport, dont la FCPE Montigny a choisi de publier des extraits et une synthèse en trois volets (primaire, secondaire, et vacances), il y a aussi de nombreuses propositions floues, qui laissent une grande liberté aux collectivités locales et diminuent l'essence républicaine et universelle de l'école. On y trouve un certain nombre de formules entendues sur ce vers quoi il faudrait tendre dans la journée de l'élève, mais qui n'expliquent guère comment parvenir au résultat concrètement, sauf à y mettre des moyens considérables, ou à demander à nouveau de grands efforts aux collectivités locales. On pourrait légitimement se demander ce que faisaient le rapporteur M. Xavier Breton et la présidente de la mission parlementaire Mme Michèle Tabarot, en 2008 lorsque toutes les mesures néfastes du cabinet Darcos ont été unilatéralement appliquées...
rythmes-scolaires20100608--le-mondeTout le monde s'accorde à peu près sur les constats sur lesquels s'appuie en ouverture le rapport parlementaire. La mission met bien en relief également que la modification en profondeur des rythmes scolaires revient finalement à faire de vrais choix de société. Mais quel projet de société doit-on mettre en avant, et est-ce que la société française en a choisi un plutôt qu'un autre? Toutes ces dernières années, nous n'avons connu que des attaques comptables sur le système éducatif français, qui démontrent que l'Education et le développement harmonieux de notre jeunesse ne sont pas du tout des priorités actuelles en France.
S'il est vrai que ce rapport contient de nombreuses avancées soutenues ardemment par la FCPE depuis de nombreuses années en termes de rythmes scolaires - d'ailleurs la fédération vient de publier un communiqué en forme de satisfecit que nous publions ci-dessous- , il n'en reste pas moins qu'il contient aussi quelques ouvertures dangereuses qui vont renforcer l'inégalité territoiriale, et qui s'éloigne des fondements républicains de notre école, selon notre analyse. La FCPE Montigny ne partage donc pas tout à fait l'optimisme de la FCPE nationale, car le risque de tout rapport de mission parlementaire, même adopté à l'unanimité, c'est qu'une petite série de mesures symboliques et peu coûteuses en soit seule extraite par le Ministre au printemps prochain, pour satisfaire une partie de l'opinion avant 2012...
François ANDRE

RythmesScolaires.jpgCi-contre, le site de la consultation nationale sur les rythmes que les parents peuvent toujours consulter, et sur lequel ils sont invités à intervenir.

 

Ci-dessous le communiqué national de la FCPE

Le rapport complet (120 pages) peut être trouvé ici , en attendant qu'il figure sur le site de l'Assemblée Nationale, car pour le moment on ne le trouve que dans des liens presse.

 

 

Communiqué de presse

9 décembre 2010

Rythmes : la FCPE entendue !

La FCPE se félicite de retrouver dans le rapport de la mission parlementaire sur les rythmes scolaires les préconisations qu’elle met en avant pour l’amélioration des rythmes scolaires. Cette prise de position, après celle de l’Académie de médecine en février dernier, vient allonger encore la liste des rapports qui confirment ce que dénonce la FCPE depuis des années : l’organisation actuelle du temps scolaire nuit aux enfants et à leurs apprentissages.

Elle se félicite de voir que l’intérêt des enfants et des jeunes est pris en compte par la mission parlementaire qui, toutes tendances confondues, dénonce la situation et propose avec courage de faire enfin du neuf pour l’école et les élèves.

La FCPE rappelle ses revendications essentielles, largement reprises dans le rapport des parlementaires :

- en finir avec la semaine de quatre jours et mieux étaler les heures de classe sur la semaine. Et comme il est inenvisageable de laisser les enfants finir leur journée à 15 h30, une large concertation avec l’ensemble des acteurs concernés : parents, enseignants, collectivités territoriales et associations complémentaires doit avoir lieu sur le lien entre l’Ecole et le périscolaire ;

-  repenser l’aide personnalisée et le temps scolaire annuel qui a été réduit de 9% en 2008 ;

- rééquilibrer l’année scolaire par une réelle alternance de sept semaines de cours et deux semaines de vacances, avec un raccourcissement et un zonage des vacances d’été ;

- rallonger dès 2011-2012 les vacances de la Toussaint ;

- imposer une semaine de 35 heures TTC (tout travail compris) maximum pour les lycéens ;

- en finir avec les devoirs qui allongent encore la journée des élèves ;

- respecter une pause méridienne de 90 minutes pour tous, ce qui est loin d’être le cas dans les collèges et les lycées.

Ceci impose une autre vision de l’Ecole, une autre idée du respect des élèves. C’est ce que les parents et les élèves attendent. Nous ne doutons pas que la conférence nationale sur les rythmes scolaires, qui a elle aussi reçu la FCPE, entendra ces revendications. Et le ministre, quant à lui, devra prendre position car, pour les élèves, pour les enfants, il faut que cela change !

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 13:51
Un article publié sur le blog de Libé-Lille nous apprend que l'agglomération Lilloise travaille sur un scénario d'aménagement des rythmes scolaires avec école le mercredi matin. L'article "L'école, ce sera peut-être le mercredi matin, à Lille" révèle les grandes lignes de la proposition de la mairie de Lille, qui intègrent bien des points qui figurent dans les propositions de la FCPE (voir nos articles et le dossier spécial).

EDUCATION - La mairie de Lille lance une grande concertation, pour en finir avec la semaine des quatre jours, instaurée par Xavier Darcos, ministre de l'Education, depuis la rentrée de septembre. Sa proposition ? Que les 84 conseils des écoles lilloises choisissent de travailler le mercredi matin, pour alléger les journées et les programmes, et répartir sur quatre jours et demi les 24 heures d'enseignement obligatoires.


Le constat - Enfants fatigués, programmes entrés au chausse-pied dans un temps réduit, Patrick Kanner, adjoint chargé du projet éducatif global, n'est pas loin d'un zéro pointé sur la copie ministérielle, six mois après sa mise en oeuvre. "La semaine de quatre jours est la moins efficace pour l'apprentissage scolaire", affirme-t-il, s'appuyant sur le travail de François Testu, chronobiologiste. "Les ruptures globales du mercredi, puis du samedi et du dimanche font que les enfants ont des difficultés à se remettre en route", après ces deux interruptions importantes. Autre difficulté, pointée très largement par le corps enseignant, ce sont les deux heures obligatoires de soutien scolaire. Chaque établissement les case où il le peut : une demi-heure sur le temps de midi, une heure deux soirs de la semaine, etc.

La dérogation -
La loi interdit le retour à un samedi matin travaillé. Par contre, elle ouvre la possibilité, sur dérogation, d'étendre les 24 heures de cours obligatoires sur le mercredi matin. A condition que le conseil d'école, qui rassemble parents d'élèves et enseignants, vote pour cette modification ; que l'inspecteur de l'éducation nationale de la circonscription, puis l'inspection académique valident la décision. Bref, ce ne sera pas avant septembre prochain, si tout le monde est d'accord. "On ne peut pas contraindre, alors il faut convaincre", insiste Patrick Kanner.

Et les enseignants ? - Il va falloir convaincre les enseignants de revenir travailler une demi-journée, au détriment de leur vie personnelle. Même si les heures au global resteront les mêmes, il est plus facile de rester trois quart d'heure de plus au travail tous les jours que de dégager un mercredi matin toutes les semaines. Pour l'instant, les syndicats enseignants observent "une bienveillante neutralité", selon les termes de Patrick Kanner. Ils sont conscients des difficultés au quotidien que pose un emploi du temps surchargé sur des classes aux enfants fatigués.

Et les trois quart d'heure gagnés ? - Si le mercredi matin est travaillé, cela veut dire que les journées habituelles des enfants vont compter trois quart d'heures de moins. Matin ou après-midi ? Pause de midi plus longue ? On ne sait pas, et il va falloir en discuter... Ce qui veut dire ensuite adapter l'accueil périscolaire, garderie du matin et garderie du soir, à ces nouveaux horaires. Parce que venir chercher son fiston à 16h quand on travaille, c'est mission impossible. La mairie de Lille assure qu'elle prendra toutes les dispositions nécessaires.

Et le cours de musique, de danse, de sport, du mercredi matin ?- Qui dit nouveau rythme scolaire, dit nouvelle organisation de toutes les activités extra-scolaires. Sacré gageure. Là encore, la mairie montre ses biceps et assure qu'elle assurera.

Et si tout le monde n'est pas d'accord ? - Il faudra un minimum d'unité territoriale pour changer les choses. Une unité territoriale, ce serait par exemple toutes les écoles dépendantes d'un même collège qui décident de passer à la semaine des quatre jours et demi. Si les votes partent dans tous les sens, on restera à la lettre de la loi : quatre jours d'école, et voilà tout.

Le calendrier - Le 27 mars, conférence de Philippe Meirieu sur les rythmes scolaires, pour ouvrir le débat.  Les réunions de concertation : le 31 mars à St Maurice Pellevoisin ; le 2 avril à Bois Blancs ; le 3 avril à Faubourg de Béthune ; le 6 avril à Lille-Centre ; le 7 avril à Lille-Sud ; le 9 avril dans le Vieux Lille ; le 14 avril à Wazemmes ; le 15 avril à Moulins. Les lieux n'ont pas encore été fixés.


article: http://www.libelille.fr/saberan/2009/03/lcole-ce-sera-p.html
FA
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 20:52

Comment basculer la 1/2 journée de samedi à mercredi, sans faire trop de vagues ?

On se base sur les axiomes suivants :

Axiome 1 - Les parents pour x raisons sont favorables au samedi non travaillé (famille recomposée...)

Axiome 2 - Les enseignants aussi (en majorité) mais ne souhaite surtout pas remplacer le samedi par le mercredi !

Axiome 3
- Le ministère souhaite que le mercredi ne soit plus une entrave au travail pour les parents, et puis l'électorat enseignant n'est pas favorable à la droite (mais ça va changer !)

Premier acte :


Scène 1 - On supprime le samedi, remplacé par deux heures de soutien (Première cerise sur le gâteau : au passage on rase les Rased)

Scène 2 - On INTERDIT,  pour le soutien, le samedi matin.

Scène 3 - On laisse les Conseils des Maitres organiser le soutien, sachant que (axiome 2) dans la plupart des cas, les enseignants choisiront la pause méridienne, le matin, le soir quand c'est possible.

Scène 4 - On attend... pas longtemps !


Deuxième Acte :


Scène 1
-  Les fédérations de parents (FCPE en tête, "syndicat des enseignants" dixit SOS Education) montent au créneau en dénonçant l'absurdité de la semaine de 4 jours... non sans raison !

Scène 2 - X. Darcos concède que la semaine de 4 jours n'est pas formidable... mais ce sont les enseignants qui la souhaitent... bon, allez d'accord, si vous le voulez, on repasse à 4 1/2

Scène 3 : Banco, pour le mercredi matin ! et... deuxième cerise sur le gâteau : la FCPE se fait maudire par les enseignants.


Moralité (s) :

1  Divisons, divisons : il en restera toujours quelque chose.

2  Ne jamais faire monter la température trop vite ! Lentement mais sûrement...



MV
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 11:23
Le report du samedi matin au mercredi matin, un tabou? Mais non, puisque cela existe déjà dans de nombreuses académies! Et nous en listons ci-dessous toutes les expériences. Il n'y a donc pas de réel obstacle : dans un passionnant dossier de presse que la FCPE vient de communiquer aux conseils départementaux, assorti d'un communiqué de presse intitulé "la semaine de 4 jours et demi c'est possible" (voir article précédent sur l'annonce de Jean-Jacques HAZAN à Grenoble), la FCPE montre que cette expérience existe déjà dans de nombreux endroits en France. Vous trouverez par ailleurs des extraits de ce dossier de presse dans notre page "Les Rythmes scolaires: la position de la FCPE" dans la catégorie Débats.

La FCPE Montigny vous propose ici une revue de détail de ces expériences:


La semaine de quatre jours et demi : c’est possible, et pourquoi pas à Montigny?

 

Académie de Bordeaux

En Dordogne, l’année dernière, la moitié des écoles du département avait classe le mercredi matin.

Département des Landes : environ 10% des écoles ont exprimé le souhait de revenir à une organisation à quatre jours et demi (classe le mercredi matin).

Le Conseil général des Landes a envoyé le 5 juin 2008 une lettre à Xavier Darcos, dont le contenu a été repris dans une motion le 16 juin 2008 demandant au gouvernement de rétablir la semaine de 4,5 jours comme règle de droit commun et d’interdire réellement les journées de plus de six heures de travail pour tous les élèves (puisque de fait elles les dépassent avec l’aide individualisée).

 

Académie de Caen

Département du Calvados

Pour l'année scolaire 2009/2010, à Dozulé, la FCPE a engagé une réflexion pour modifier le calendrier de la semaine avec questionnaire aux familles.

 

Académie de Lille

Département du Pas-de-Calais

Arras :

Ecole Voltaire : 8 h 50 - 11 h 50 et 13 h 45 - 16 h, lundi, mardi, jeudi et vendredi, plus le mercredi matin. Pour cette école placée en réseau d'éducation prioritaire (REP), les cours de soutien ont lieu, quotidiennement, de 16 h à 17 h.  Parallèlement, pour ne pas stigmatiser ces élèves, des ateliers sportifs et culturels sont organisés avec des animateurs de la ville d'Arras. Cette organisation a été précédée d’une concertation avec les familles en mai et juin 2008. Un conseil d’école extraordinaire a ensuite eu lieu, avec 87% de suffrages favorables à la semaine sur 5 jours.

 

Département du Nord

Lille : la ville de Lille défend un modèle sur 5 jours avec seulement 5 heures de cours par jour. Les enfants auraient une pause méridienne plus importante, ce qui permettrait de concentrer les apprentissages aux heures où ils sont les plus attentifs (vers 11h le matin et vers 16h30 l’après-midi), avec des activités organisées par la ville.

La Ville a demandé à l’inspection académique du Nord de mettre en place un groupe de travail permanent sur les rythmes.

Actuellement, à Lille, deux écoles ont classe le mercredi matin depuis 1995 : l’école maternelle Philippe de Comines et l’école élémentaire Victor Duruy.

Le lundi et le jeudi, les élèves ont 4 heures de classe le matin puis ont 2 heures d’activités périscolaires. Le mardi et le vendredi, ils ont 4 heures de classe le matin et 2 heures l’après-midi. Le mercredi, ils ont 4 heures de classe le matin.

Chaque année, ces deux écoles doivent à nouveau solliciter une dérogation auprès de l’IA pour maintenir cet emploi du temps.

 

Académie de Limoges

Département de la Haute-Vienne : jusqu’en juin 2008, sur 260 écoles, 85 étaient à 4 jours, 87 étaient à 5 jours avec le mercredi matin, 88 avaient classe le samedi matin.

Actuellement, il n’y a plus que 3 écoles qui fonctionnent le mercredi matin avec 2h pour le soutien, toutes les autres étant à 4 jours.

 

Académie de Lyon

Département de l’Ain : à Bourg en Bresse, les écoles qui fonctionnaient en semaine de 4,5 jours sont organisées sur 4 jours depuis la rentrée. Lors du premier conseil d'école de l’année scolaire 2008-2009, la mairie a annoncé qu’elle étudiait une autre répartition, pour éventuellement revenir à 4,5 jours.

 

 

Académie de Nice

Département des Alpes-Maritimes :

Jusqu’à la rentrée 2008, l'ensemble des écoles de Valbonne était sur un mode 4 jours et demi. La répartition était la suivante : lundi, mardi, jeudi, vendredi : 8h30-16h30 avec une pause déjeuner de 2h, mercredi matin de 8h30 à 11h30.

 

Académie d’Orléans Tours

Département d’Eure-et-Loir

Les écoles de Luisant sont passées de 4 jours et demi – avec cours le mercredi matin - à une semaine de 4 jours.

Ces écoles ont connu toutes les configurations en quelques années : école le samedi matin, puis école le mercredi matin et maintenant école sur 4 jours.

 

Académie de Paris

L’école élémentaire d'application Houdon (15, rue Houdon 75018 Paris) avait un aménagement des rythmes scolaire sur 4 jours et demi (lundi, mardi, mercredi matin, jeudi, vendredi), avec cours tous les matins jusqu'à 13 heures et une collation pour couper la matinée, activité physique, manuelle  et jeux l'après-midi, après le déjeuner... L'école est passée à 4 jours depuis la rentrée 2008, avec des cours l'après-midi et des activités pendant la coupure déjeuner.  

Il n’y a pas de discussion avec l’inspection académique au sujet des rythmes scolaires à Paris pour l'instant.

 

Académie de Poitiers

Département de la Vienne : deux écoles sur cinq fonctionnent sur 9 demi-journées de classe par semaine. En effet, pour 42,1% des communes des dérogations ont été accordées (partout où l’avis du conseil d’école et celui de la municipalité allaient dans le même sens). Ces dérogations concernent essentiellement les agglomérations (ex. Poitiers, Montmorillon).

Département des Deux-Sèvres : l’Inspection académique a accepté un certain nombre de demandes de dérogation votées par les conseils d’école en juin 2008, laissant ainsi la possibilité à certaines écoles d’adopter la semaine de 4 jours et demi.

Il semble que sur 310 écoles (97%) ont une semaine de quatre jours, 9 écoles sont sur neuf demi-journées dans ce département.

 

Académie de Rennes

Département du Finistère

Brest (en cours de réflexion) : Une concertation a été lancée du 16 au 30 mai 2008 par la ville qui est favorable à une semaine de quatre jours et demi. Les écoles sont actuellement en semaine de quatre jours, mais le débat n’est pas terminé.

Département du Morbihan : les demandes de dérogation faites par les conseils d’école ont été refusées. Le calendrier des animations pédagogiques à destination des enseignants le mercredi matin a été mis en avant pour motiver le refus

 

Académie de Toulouse

Département de Haute-Garonne

Toulouse : 193 écoles de la ville fonctionnent sur une semaine de 4 jours et demi avec le mercredi matin.

La pause méridienne de 1 heure et demie est organisée, selon les écoles, entre 11h30 et 14h30. Des centres de loisirs associés à l’école organisent les activités pendant la pause méridienne et après l’école.

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 09:30
La FCPE lance sa campagne nationale pour la semaine continue à l'école, pour remettre enfin au premier plan les rythmes de l'enfant, et non plus les rythmes de l'adulte. L'idéal selon les chronobiologistes spécialistes des rythmes de l'enfant (semaine continue, journées allégées, respect des heures de créativité dans la journée, et diminution des vacances comme cela se fait ailleurs en Europe) reste malheureusement un objectif encore inatteignable, mais la FCPE propose avec la semaine de quatre jours et demi un aménagement réalisable, sur le long chemin semé d'embûches vers un vrai respect par l'école française des rythmes de l'enfant.


Le débat sur la suppression des cours le samedi matin est relancé avec l'annonce, par la FCPE, d'une "campagne nationale" pour un rythme scolaire en primaire de 4,5 jours par semaine. "Les parents doivent se saisir des conseils d'école pour revenir sur le plus mauvais des calendriers pour les élèves que constitue la semaine de quatre jours",  a déclaré Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, à l'occasion d'une conférence de presse organisée mardi 3 février 2009 au sujet des rythmes scolaires. Accompagné  d'une enseignante en psychologie à Lille, Claire Leconte, et de l'adjoint chargé de l'éducation à la mairie de Grenoble, Paul Bron, le président de la FCPE a argumenté : "La semaine de 4 jours, imposée par le ministre [de l'Education nationale] densifie la journée de travail et est beaucoup trop fatigante pour les enfants. On a concentré 872 heures sur moins de 136 jours alors que dans toute l'Europe, il y a plus de jours de classe avec des journées moins chargées."
Pour Claire Leconte, "le plus dommageable avec la semaine de quatre jours, c'est qu'elle introduit une rupture du rythme. Le retard du coucher auquel on assiste chez la plupart des enfants le mardi soir entraîne des incidences négatives sur la journée qui suit car cela modifie le rythme biologique de l'enfant. D'autre part, [...] les apprentissages 'massés' sont beaucoup moins efficaces que les apprentissages 'distribués'."
Paul Bron a quant à lui expliqué que la municipalité de Grenoble avait contacté tous les parents (représentant 7.800 familles) pour modifier les rythmes scolaires et revenir à la semaine de 4,5 jours. Les enfants auraient 5h15 de cours par jour, au lieu de 6h actuellement, mais 3h le mercredi matin. La classe se terminerait à 15h45, la ville proposant des activités jusqu'à 17h30.

Rappelons que le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, avait annoncé
dès septembre 2007 la suppression du samedi matin travaillé dans les écoles primaires, et que celle-ci est effective depuis la rentrée 2008. Xavier Darcos avait par ailleurs précisé en octobre 2008, "si certaines communes souhaitent organiser les cours sur quatre jours et demi et faire travailler les enfants le mercredi matin, je n'y vois absolument aucun inconvénient". La disparition du samedi matin figurait dans les promesses de campagne à la présidence de la République, car elle correspondait à une forte demande des familles. Malheureusement, cette mesure démagogique s'était accompagné d'une aggravation de la journée scolaire en France, de moins en moins compatible avec les rythmes d'apprentissage de l'enfant, puisque les circonscriptions de l'Education Nationale n'ont jamais proposé de profiter du passage de 26 à 24h d'école (+ 2h de soutien) pour étaler la semaine d'école en utilisant le mercredi matin.


Gageons que cette nouvelle campagne offensive de la FCPE va en faire bouger quelques-uns dans les semaines qui viennent. Ce sera un thème passionnant pour les conseils d'école du Second trimestre..

 

FA

 

La FCPE exige la semaine scolaire de

quatre jours et demi avec le mercredi matin


voir en page des communiqués nationaux

 

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