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Bienvenue à la FCPE Montigny

Bienvenue sur le blog de la FCPE de Montigny-le-Bretonneux !

 

Au nom des bureaux des conseils locaux primaire-maternelle, collèges, lycées, bienvenue sur ce site de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves) de Montigny-le-Bx qui regroupe 6 conseils locaux.... (lire la suite ici par François ANDRE)

L'Education à Montigny vous intéresse?  Contactez-nous, et rejoignez un groupe de parents d'élèves actifs. Les contacts :

Primaire maternelle : fcpe.montigny@gmail.com
Collège Les Prés : lespresfcpe@gmail.com
Collège Giacometti: tazimail@free.fr   

Collège La Couldre: fcpelacouldre@gmail.com

Blog FCPE La Couldre fcpelacouldre.asso-web.com

Lycée E. de Breteuil: fcpe.lyceebreteuil@gmail.com

Lycée Descartes: fcpe.descartes78@gmail.com

Blog FCPE Descartes http://fcpe78descartes.asso-web.com

 

 

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Agenda

Samedi 7 septembre 2013: Forum des Associations 9h-19h

Mardi 10 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE lycée Descartes 19h

Mardi 17 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE Collège Les Prés 20h

Jeudi 19 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE lycée Emilie de Breteuil 20h

Mardi 24 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE collège La Couldre 18h

Vendredi 27 septembre 2013:  Réunion de rentrée FCPE collège Giacometti 20h

Jeudi 10 octobre:  Soirée Handicap organisée par la Maison de la Famille, Salle Jacques Brel 20h

Vendredi 11 octobre 2013:  Elections de parents d'élèves

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 20:18

C03-02.jpgLa FCPE Yvelines consacre cette année sa traditionnelle matinée des adhérents à l'application prochaine de la réforme des rythmes scolaires dans les collectivités territoriales. Pour cette occasion, elle a décidé d'ouvrir le débat entre parents d'élèves et les élus des Yvelines, en invitant certains d'entre eux, concernés par la mise en oeuvre de cette réforme sur leur territoire, à répondre aux questions des parents FCPE.

 

Cette réunion se tient à un moment crucial de la mise en oeuvre de cette réforme, où les communes doivent décider d'appliquer la réforme dès la rentrée 2013, ou de la repousser à la rentrée 2014.

 

Rappelons que la réforme des rythmes scolaires, soutenue par la FCPE au nom d'une meilleure prise en compte des rythmes de l'enfant,  poursuit un double objectif : mieux apprendre et favoriser la réussite scolaire de tous. La réforme propose d’assurer un plus grand respect des rythmes naturels d’apprentissage et de repos de l’enfant. Un décret relatif à l’organisation du temps scolaire va préciser le cadre réglementaire de cette réforme, à l’intérieur duquel différentes déclinaisons locales seront possibles. Le principe général est celui d’une entrée en vigueur de la réforme à la rentrée 2013, mais d'ores et déjà les communes ont obtenu un délai supplémentaire d'un an, pour une entrée en vigueur à la rentrée 2014.

A noter: à Montigny, nous n'avons pas encore connaissance des dispositions prévues par la mairie, mais nous savons que la ville voisine de Guyancourt, comme annoncé par le maire lors de ses voeux le 8 janvier dernier, mettra en oeuvre cette réforme à la rentrée 2014 après 18 mois de concertation.

 

Cette rencontre aura lieu de 9h30 à 12h30 , (accueil café dès 9h)
dans la nouvelle salle du Conseil Communautaire de la CASQY,
Z.A. du Buisson de la Couldre – 4 rue des Charmes, TRAPPES
(attention! ce n'est pas dans l'hôtel d'agglomération lui-même qui se trouve à proximité rue Eugène-Hénaff)

 

PROGRAMME de la MATINEE

 

9 :00 – Accueil

9:30 – Introduction de la matinée par Pierre FRAUDEAU, Président de la FCPE des Yvelines

9:35 – Présentation des intervenants :

Mme Monique BROCHOT, Maire de Mantes-La-Ville.

M. François DELIGNE, Maire de Guyancourt, ou Mme Marie-Christine LE TARNEC, adjointe.

M. Pierre SOUIN, Maire de Marcq.

M. Arnaud WAUQUIER, responsable de l’ANDEV Ile-de-France.

M. Représentant de M. le Directeur Académique de l’Education Nationale.

 9:40 – Premier tour de table : la politique éducative des collectivités territoriales.

ELUS :

Présentation de la commune (nombre d’habitants, nombre d’enfants scolarisés, nombre d’établissements scolaires).

Présentation de l’organisation scolaire et périscolaire en place.

Présentation du Projet éducatif local/territorial.

Arnaud WAUQUIER

Les politiques éducatives des collectivités en Ile-de-France

Représentant du DASEN

Les relations Education nationale/Collectivités territoriales.

 10:10 – Questions / Réponses

 10:30 - Second tour de table : la mise en place des nouveaux rythmes scolaires

Représentant du DASEN

La loi d’orientation et le décret sur les rythmes.

Arnaud WAUQUIER

Les premières pistes explorées par les communes et les difficultés rencontrées

 -         ELUS

Application en 2013 ou 2014 ?

Organisation

Les activités proposées

A quel moment de la journée (pause méridienne ou fin de journée )?

Dans quel lieu (écoles ou espaces communaux) ?

Avec quel encadrement ?

11:10 - Questions/Réponses

12:00 – Conclusions et remerciements et partage de la galette

12:30 - Fin

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 17:09

La FCPE TRAPPES vous propose une soirée ciné-débat sur l’éducation et la différenciation pédagogique, ce vendredi 23 novembre 2012 à 20h45 au cinéma le Grenier à Sel, 1 place de l’Abreuvoir à Trappes (78190).

 

La projection du film «Monsieur Lazhar » sera suivie d’un débat en compagnie de Nathalie Chaumeron (déléguée départementale de l’ICEM - Institut Coopératif de l’Ecole Moderne), en présence des parents, des enseignants.

Film Québécois / 2012 / 1h35. Comédie de Philippe Falardeau avec Mohammed Fellag

 

http://www.cinemagrenierasel.com/Debat-MONSIEUR-LAZHAR.html

 

 

MonsieurLAZHAR.jpgSynopsis : A Montréal, Bachir Lazhar, un immigré Algérien de 55 ans, est embauché au pied levé pour remplacer une enseignante de primaire disparue subitement. Il apprend peu à peu à connaître et à s’attacher à ses élèves malgré le fossé culturel qui se manifeste dès la première leçon, alors qu’il propose aux enfants une dictée hors de leur portée, tirée d’Honoré de Balzac. Peu à peu, Bachir apprend à mieux connaître un groupe d’écoliers aussi ébranlés qu’attachants. Parmi ceux-ci, Alice et Simon, deux élèves charismatiques témoins d’un incident tabou, se révèlent particulièrement atteints par le décès de leur professeur. Pendant que la classe amorce un processus de guérison, personne à l’école ne soupçonne le passé douloureux de Bachir qui risque l’expulsion du pays à tout moment.
Adapté d’une pièce de théâtre d’Evelyne de la Chenelière.

 

On pourrait croire que  le film de Philippe Falardeau est une chronique sur la capacité de l’école à accompagner les élèves psychologiquement, mais le film parle sans doute davantage de la capacité de la société à accueillir les étrangers. De par son histoire personnelle, sa culture, son amour de la langue française, son sens de l’écoute, Bachir apprend aux enfants l’ouverture aux autres. Grâce à lui, ils osent parler. Et leurs confidences, brutes d’émotion, touchent le spectateur de plein fouet.

 

> projection suivie d’un débat sur la "pédagogie différenciée", organisée par la FCPE.

Intervenante : Nathalie Chaumeron, déléguée départementale de l’ICEM (Institut Coopératif de l’Ecole Moderne)

http ://www.icem-pedagogie-freinet.org/

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 21:23

15 organisations, rassemblant syndicats, mouvements pédagogiques, associations partenaires de l'Ecole, s'engagent pour un nouveau "socle commun".

Soclecommun_arbre411.jpg

APPEL POUR LE SOCLE COMMUN

Le principe d’un socle commun de connaissances et de compétences dont l’acquisition est garantie à chaque élève à l’issue de la scolarité obligatoire est inscrit dans la loi depuis 2005. Ce principe est fondamental pour tous ceux qui prennent au sérieux la promesse démocratique de l’École, émancipatrice par sa capacité à donner à chacun les moyens de son autonomie, libératrice aussi par son partage de la culture et des valeurs républicaines sans lesquelles notre société ne peut fonctionner collectivement. Le socle commun peut être le levier de transformation de notre Ecole, encore trop organisée pour la sélection d’une élite.

Dans sa lettre aux personnels de l’Éducation, le ministre Vincent Peillon a réaffirmé l’ambition du socle commun comme « cadre de référence de la scolarité obligatoire », que chaque élève doit maîtriser au terme de sa scolarité.

Les ateliers de la Refondation de l’École ont mis en évidence une adhésion très majoritaire aux principes du socle commun. Celui-ci doit devenir dans les faits à la fois l’objectif et le support d’une scolarité obligatoire, pensée et organisée pour tous les élèves. Le socle commun constitue un jalon de l’École de la promotion de tous, intégrée à la formation tout au long de la vie, celle dont la France du XXIe siècle a besoin.

Acteurs et partenaires de la communauté éducative, nous avons déjà ouvert cette réflexion et nous demandons :

- la redéfinition du socle commun et la mise en cohérence des programmes avec celui-ci ;

- de nouvelles modalités d’évaluation et de validation des acquis, le livret personnel de compétences étant inutilement complexe et le diplôme national du brevet inadapté ;

- la prise en compte du socle commun dans la formation initiale et continue des personnels ;

- le développement d’outils professionnels pour travailler et évaluer les compétences du socle commun ;

- de nouvelles organisations du travail des élèves et des personnels dans le cadre de la scolarité obligatoire commune.

Signataires : Afev, CRAP-Cahiers Pédagogiques, Éducation & Devenir, FCPE, Fep-CFDT, Fespi, Francas, la Ligue, OZP, Sgen-CFDT, SE-Unsa, SIEN-Unsa, SNPDEN-Unsa, SNPsyEN-Unsa, Unsa, Unsa-Education

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:31

Dimanche, c'est le 2e tour aussi pour l'école! Nous pourrions rappeler ici les grandes lignes des propositions des deux candidats - quoique l'un des programmes soit beaucoup plus court que l'autre puisqu'il se résume à poursuivre la politique de suppression de postes -  mais nous préférons une bonne révision sous forme d'un petite animation remarquable réalisée avec des playmobil par un collectif de parents et d'enseignants du Doubs très actif.

Le film ne concerne que les effets dans l'enseignement primaire des mesures appliquées ces dernières années, mais il  serait aisément applicable au secondaire (en particulier sur l'effectif par classe). Cette vidéo a été projetée à l'Assemblée Générale de la FCPE Montigny en septembre dernier, en guise d'introduction des débats.

F André

 

 

(L'école en 2012 en Playmobil)

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 11:15

A la veille du 1er tour du scrutin, et alors que la plupart des candidats se sont exprimés sur leurs projets pour l'école, en particulier grâce à la journée spéciale organisée par la FCPE le 17 mars à Paris, nous avons choisi de publier notre transcription intégrale du discours d'Eva Joly, candidate EELV, Son discours sur l'école, plus humaniste et  "planétaire" dans sa vision de l'enfant-élève-citoyen, nous paraît être le plus riche, et le plus nettement en rupture avec la manie élististe du système scolaire français, héritée du XIXème siècle. Sa vision prend de face nos vieFCPEDebatPresidentielles2012 (37-EvaJoly)illes habitudes de parents d'élèves attachés à la notation dès l'école primaire.

 

Rappelons qu'Eva Joly a le parcours scolaire le plus atypique des candidats à la présidentielle, ce qui l'autorise, au vu de sa carrière brillante, à promouvoir une école différente. Issue d'un milieu simple, ayant grandi en quartier ouvrier, elle arrive en France vers l'âge de 20 ans, et repart du bas de l'échelle, comme jeune fille au pair. Elle ne reprendra des études que plus tard, en droit, tout en exerçant diverses activités professionnelles pour gagner sa vie. Elle réussit à 38 ans le concours d'entrée à la magistrature, et deviendra la magistrate que nous connaissons. Son parcours montre comment "l'école tout au long de la vie" peut se nourrir de l'expérience professionnelle. Eva Joly vient enrichir le débat sur l'école de son expérience des pays du Nord de l'Europe. Nous sommes loin de nos schémas classiques (CPGE par exemple), et de la vision chiffrée incessante de l'Education en France (évaluations, indicateurs etc..), qui est devenue une pratique de gouvernance au Ministère de l'Education Nationale.

FA

(Crédit photos et transcription: François ANDRE)

Eva JOLY le 17 mars à La Bellevilloise:

Dans l’introduction vidéo, la FCPE Martinique interpelle d’abord Eva Joly sur les rythmes : « que souhaitez-vous faire pour les  rythmes scolaires ? Nous avons besoin de mieux répartir le temps des apprentissages, et de tenir compte des spécificités territoriales ». La journaliste Armelle LEVY (RTL) ajoute : « Mme Joly, que proposez-vous sur les rythmes ? Maintenez-vous par exemple l’alternance  du 7/2 (7 semaines travaillées pour 2 semaines de repos) ? »

Eva JOLY : Les rythmes ne concernent pas que les enfants. Il faut « ralentir » aussi les parents. Un enfant de 6 ans, qui ne sait pas qui va le chercher à la sortie de l’école, avec des parents débordés, ça ne facilite pas l’apprentissage. Il faut ralentir les rythmes de tous, introduire moins de concurrence et de pression.

Il y a des séquences nécessaires : ne pas dépasser 7 semaines sans une semaine ou deux de coupure. L’automne est trop long. Sur la semaine, on ne peut pas mettre toutes les heures sur 4 journées. Faut-il ajouter le mercredi ou le samedi ? C’est une question à discuter région par région, cela dépend des bassins de vie. J’ai visité Marseille, rencontré des familles, des enfants sans soutien. Il faut sortir de ce système hystérique de l’élite, où nous ne produisons qu’une élite. Il y a peut-être seulement 100 000 enfants (NDLR : d’une classe d’âge) pour qui le système scolaire est fait.

FCPEDebatPresidentielles2012 (25-EvaJoly)

La situation actuelle est vraiment dégradée. Dans le quartier de Castellane, on supprime des classes. L’école n’est pas que l’école, elle est aussi un cadre, un encadrement, où on peut jouer, où on est dehors. A Castellane, Ils en sont maintenant à 25-26 élèves par classe, alors que la démographie n’est pas en baisse dans ces quartiers. On a supprimé les assistants éducatifs et les RASED, pour les enseignants la tâche devient lourde. Dans l’école que j’ai visitée, ils ont aussi une CLIS pour enfants autistes. On voit l’absurdité de toutes les mesures de rétorsion qui ont été prises durant ce quinquennat (comme supprimer les allocations familiales en cas de fort absentéisme), ce sont des règles inventées par des gens qui n’ont jamais mis les pieds à Clichy s/Bois ou à Castellane.

Le programme d’EELV comprend la création de 20000 postes pour renforcer les moyens humains, car l’école souffre du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Il faut aussi un changement pédagogique. J’ai reçu une éducation très différente où on met l’enfant au centre. On ne lui dit pas tous les jours « tu es le 25eme sur 30, tu es mauvais etc.. », non ! On mesure les progrès de l’élève par rapport à lui-même.

J’ai grandi sans note jusqu’à très tard. Les talents sont multiples. On peut être bon en sport ou en théâtre, et pas en lecture. Je vous assure que cela donne des citoyens qui sont conscients de leurs qualités et pas de leurs défauts. Il y a quelques lycées expérimentaux en France, cela ne suffit pas. Je porte une révolution pédagogique, avec plus de moyens, je ne veux pas d’un système qui ne tourne qu’au bénéfice d’une petite caste privilégiée.

Armelle LEVY : La 2ème question est posée par internet et porte sur la formation des enseignants. La réforme est-elle satisfaisante ? Doit-on porter la formation à deux ans, en alternance, avec pré-recrutements ?

Eva JOLY : la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Deux années en alternance ? Oui, j’ai ce référentiel là (celui de l’alternance), car en Norvège on valide très facilement les acquis professionnels. Pas seulement pour la formation des enseignants. Lorsqu’on sort du bac en Norvège, les études universitaires sont plutôt fermées. Mais si on fait une année avec une association, si on travaille, on peut valider auprès d’une Université ces acquis, cela donne des points, et cela ouvre à des filières universitaires. Je crois donc à la formation continue. C’est une composante essentielle du programme, la formation tout au long de la vie. A partir de 16 ans, on doit pouvoir bénéficier de huit années de formation tout au long de la vie

Dans la magistrature, par exemple, on ne peut pas rester dans un métier aussi important pour la société avec les acquis universitaires de 25 ans en arrière. C’est terriblement dangereux. Il faut suivre des formations permanentes. C’est aussi important pour la qualité de l’enseignement. ? Chez nous le fait de suivre ces formations continues dans la carrière participe à la notation de l’enseignant.

Patrice PARTULA : Est-ce que les centres de formation doivent dispenser la même formation au niveau national, alors qu’on voit des contenus différents, des inégalités sur els disciplines enseignées (en psychologie, etc..). (NDLR : Question assez obscure puisque les IUFM ont disparu, on ne voit pas très bien de quoi Partula parle…)

Eva JOLY : Oui, je suis favorable à la mise en place d’un cahier des charges national pour assurer une uniformité des compétences pédagogiques et psychologiques. Par exemple, intervenir en cas de conflit, cela nécessite une formation. C’est une éducation à la non-violence : être capable de détecter un conflit entre deux élèves et intervenir comme il faut, apprendre à l’élève à tenir une position, comprendre le pourquoi, former d’autres élèves à devenir des médiateurs. Ce sont des compétences larges qui sont demandées à l’enseignant.

Le statut des parents :

Des modules obligatoires de relations avec les parents ? (Eva JOLY plutôt sceptique) Pourquoi pas ? Mais les univers peuvent être très différents. Il y a des cultures où lorsqu’on lui parle, l’enfant regarde par terre (c’est sa culture, cela peut créer un quiproquo si on lui demande de regarder autrement). On peut avoir des éducations opposées diamétralement entre celle à la maison et celle à l’école. Il ne faut pas créer de malentendus. Les parents font partie intégrante de l’éducation de leurs enfants.

Les enseignants apprennent à construire leur programmes, leurs cours, avec toutes les composantes (les parents, les collectivités territoriales etc.. ). Ils ont un rôle de représentation dans l’exercice de la fonction.

Pour les parents, je pense qu’il faut un véritable statut qui traduise l’importance qu’ils ont dans l’éducation des enfants. Il faudrait une grande conférence entre les parties pour établir ce futur statut. Après l’échéance électorale je propose une commission interministérielle (Ministères du travail, de la fonction publique, éducation nationale,  etc.. ) pour que ce statut prenne corps et soit inscrit dans les textes. Cela ne me pose aucun problème mais c’est très solennel ce que vous me demandez. Pour moi les parents doivent être associés plus formellement à l’éducation de leurs enfants.FCPEDebatPresidentielles2012 (43-EvaJoly)

Notre modèle d’école est à bout de souffle. Nous devons inventer l’école du 21ème siècle. Cela passe par l’expérimentation, par la recherche, par le partage des bonnes pratiques. Il faut des lieux de rencontres, des moments d’échanges. Et que cela soit financé pour être possible. La réforme doit être portée par les parents et les enseignants (ce qu’on appelle le bottom-up), et non conçue dans les bureaux. C’est plus puissant et plus productif de prendre en compte les résultats positifs. Contre la compétition de tous contre tous, classe contre classe, établissement contre établissement. Il faut s’inspirer des expériences positives pour les généraliser.

Cela ne va pas être simple : nous partons de 200 ans de tradition élitiste

L’école maternelle :

La personnalité de l’enfant se forme très tôt, et les stéréotypes encore plus tôt. J’ai visité une école maternelle à Saint-Denis, où l’on travaillait sur l’égalité et sur la représentation des genres (NDLR : garçon/fille). Depuis 2006, ils travaillent là-dessus. Dans les classes où l’on a travaillé sur les stéréotypes de genres pour les combattre, on constate des classes plus apaisées, avec moins de violence. On peut construire l’égalité h/f dès la maternelle, pour lutter contre toutes les discriminations. Nous savons que les préjugés émergent très tôt.

Est-ce que la scolarité doit être obligatoire à trois ans ? Je ne sais pas si c’est une bonne idée ! La rendre obligatoire lui enlève son côté extraordinaire. Pour moi l’école maternelle, c’est ce qu’on fait de mieux en France. L’offre de maternelle doit être abaissée à l’âge de deux ans dans les quartiers difficiles. C’est mieux que la garderie après la crèche.

Le rapport public/privé :

Je ne veux pas rallumer la guerre scolaire. Barak Obama dit que quand quelque chose marche, ce n’est pas la peine de le détruire. Mais il faut faire marcher le secteur public d’abord. Et demander au secteur privé des obligations de service public, pour assurer la mixité sociale et la même qualité d’enseignement.

Aujourd’hui, en Bretagne, l’enseignement religieux domine tellement qu’il est dans certains endroits difficile pour les élèves de trouver une école publique à proximité. C’est anormal. Il faut une offre publique sur tout le territoire. Mais le privé est aussi un modèle qui sert à l’expérimentation. Il y a des expériences positives à partager. Donc je ne rallumerai pas la guerre scolaire.

Patrice Partula : quelles conditions en matière d’accompagnement de la « révolution pédagogique » ? Que prévoyez-vous comme conditions matérielles et humaines ?

Eva JOLY : Il faut des locaux adaptés. Aujourd’hui une classe, un prof, une heure, une matière, c’est une structure qui date du système napoléonien. Cela crée des chocs dans le parcours scolaire : passage en 6ème, passage en 2nde etc.., ce sont des ruptures trop violentes. Dans l’école que je porte, il y les mêmes lieux de 6 ans à 16 ans, avec un personnel pédagogique permanent. Car dans beaucoup de collèges, un élève en 3ème est le plus ancien de l’établissement du fait de la rotation des enseignants. Comment conduire des projets quand le personnel change en permanence ? Cela est possible si on laisse beaucoup d’initiative aux enseignants, et du temps pour conduire les expériences, les réformes, leur enseignement.

Dans ces locaux, Il faut assurer aussi la santé (médecine scolaire) et une bonne cantine. La misère que je vois dans certaines écoles au cours de cette campagne électorale, dans les cantines, je considère qu’il faut des repas de grande qualité, dès la maternelle et dès les petites sections. Il faut la présence d’un service de santé, avec médecin et psychologue pour intervenir en cas de conflit grave. Tout cela a été détricoté, il faut revaloriser ces métiers. Au total, des enseignants présents dans la durée avec des équipes (médicales ou autres spécialités) pour les aider en cas de difficulté.

Je sais que l’idée de renoncer à des notes est dure pour les parents d’élèves mais je les invite à y réfléchir, pour renoncer à l’idée de compétition entre enfants. Je veux changer l’état de l’enseignement, et l’état de la société.

 

(Video FCPE Ile de France, voir l'ensemble des interventions de tribune sur le site http://elections2012.fcpe-idf.fr/)

 

Discours à la tribune :

 « Dans cette campagne présidentielle, ce qui est le plus frappant pour moi, c’est la médiocrité des discussions, c’est la médiocrité des thèmes qui sont débattus dans l’espace public, alors que nous sommes dans un monde où tout change, avec des risques internationaux gravissimes comme entre Israël et l’Iran, ou ce que nous voyons en Syrie où nous laissons un dictateur assassiner son peuple. Tout cela dans l’indifférence. Et c’est pour ça que ça fait du bien d’avoir un vrai débat sur un vrai sujet de société si important pour notre avenir.

Dans cette campagne, ce qui est vraiment insupportable, c’est de voir la dégradation de notre vivre ensemble, et la dégradation de l’école qui jusqu’à maintenant était le ciment qui faisait l’espoir, qui faisait que, qui que vous étiez, vous aviez l’espoir d’une meilleure vie. Il y a une telle dérive dans les inégalités, et on a vu sous la dernière présidence de Sarkozy les inégalités se creuser comme jamais auparavant, et des mesures complètement populistes qui rendent la vie des plus vulnérables encore plus difficile. Et je pense là aux mesures qui concernent l’école, au non-remplacement d’un enseignant sur deux, à la suppression des structures d’aides, et l’abandon dans lequel on laisse les écoles. Ce qui se passe dans les quartiers populaires ne concerne plus ce pouvoir qui se concentre sur les plus privilégiés.

Notre rôle à nous c’est réellement de lutter contre cela au sien de notre école qui par tradition est orientée vers la sélection des élèves qui réussissent le mieux à l’école, qui sont considérés comme les seuls dignes d’intérêt. C’est la raison pour laquelle je pense que l’existence des grandes écoles, qui sont en réalité un lieu de reproduction de l’élite. On s’aperçoit, lorsqu’on regarde de près, que malgré les efforts de certains directeurs de grandes écoles (comme Sciences Po à Paris), il n’y a pas la diversité dans ces écoles. Je pense que si on les fondait dans les Universités, si on les regroupait, on pourrait améliorer la qualité de l’Université, et donc la possibilité d’une formation supérieure pour tous.

Pour cela, il faut changer complètement de modèle. Il faut que le programme éducatif soit concentré sur tous les enfants, autour de leur épanouissement, et ce quelle que soit leur condition sociale.

Je voudrais revenir un peu sur la carte scolaire, qui a été assouplie par Nicolas Sarkozy, et qui a des effets catastrophiques. Parce que cela veut dire que beaucoup de parents qui souhaitent le mieux pour leurs enfants, et on ne peut pas leur en vouloir, sortent leurs enfants des écoles proches du domicile. Des parents achètent des appartements pour avoir leurs enfants dans les meilleurs lycées. Cela dégrade la mixité, et fait que la ségrégation sociale continue. Il faut donc revenir à une carte scolaire qui assure une vraie mixité sociale. Il faut en même temps tenir compte des impératifs de transports, on ne va pas ajouter des heures de transports pour les enfants, mais il faut que dans toutes les localités les cartes scolaires soient construites avec vous, les parents, parce que vous connaissez les quartiers, vous savez que la carte doit être dessinée de telle ou telle façon, pour réunir les quartiers difficiles et les quartiers plus aisés. C’est quelque chose de très important pour réussir notre réforme.

Il faut préparer les citoyens de demain, et les citoyens de demain ce n’est pas simplement des connaissances, ce n’est pas simplement des têtes bien faites, c’est aussi une sensibilité au développement durable, à la nature, au respect de la vie. Et c’est pourquoi je suis très favorable à au moins une expérience d’école en pleine nature par an. Il faut aussi un enseignement au Développement Durable, au respect de nos biens communs qui sont l’eau par exemple (j’étais hier à Marseille pour le Forum Mondial de l’eau […], l’intérêt autour de ces thèmes grandit). Cela doit faire dès maintenant l’objet d’une sensibilisation : la qualité de l’eau, la qualité de l’air, le respect de l’environnement, les rapports Nord Sud. Tout cela doit faire partie de l’enseignement, et pas simplement les mathématiques et la lecture. Je voudrais une éducation beaucoup plus globale, et aussi l’art doit faire partie de l’enseignement. L’art est réellement le parent pauvre, or ce qui nous fait vivre ensemble, ce qui nous fait vibrer, ce qui fait que nous sommes une communauté humaine, c’est aussi l’expression artistique. Je souhaite donc introduire dans l’enseignement du développement durable, la sensibilité à la nature, le respect de la vie, la sensibilité à l’art, l’éducation de l’œil, de l’oreille et du goût.

Nous avons un programme énorme devant nous, un chantier énorme qui est d’essayer de transformer cette école élitiste en une école qui produit des citoyens capables de prendre la parole en public, capables de comprendre les enjeux, et capables de dire non.

Voila les objectifs que moi je fixe pour notre école pour les années à venir. »

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 15:44

inegalite_enseignement_titom.pngDans l'édition du Monde du 12 avril dernier, qui évoque la parution d'un rapport de la Cour des Comptes ("notre éducation n'est plus nationale", article précédent), on trouve cet éditorial qui alerte solennellement les candidats sur l'état réel de notre système éducatif, et les somme de proposer autre chose que d'appliquer les nièmes cautères sur une jambe de bois.

FA

"Mesdames et messieurs les candidat(e) s à l'élection présidentielle, aucun de vous ne peut l'ignorer : les maux dont souffre notre système scolaire sont alarmants. Longtemps, nous avons voulu croire qu'il restait l'un des meilleurs au monde. Tout démontre, aujourd'hui, qu'il est devenu médiocre et, à certains égards, désespérant.

Médiocre ? C'est le constat en quatre points dressé par tous les rapports récents, de l'OCDE ou du Conseil économique, environnemental et social, du Haut Conseil de l'éducation ou de la Cour des comptes :

1. Chaque année, dans une sorte d'indifférence catastrophique, 150 000 jeunes sortent du système sans qualification.

2. L'effort budgétaire de la France en faveur de l'éducation est de plus en plus à la traîne par rapport aux autres pays de l'OCDE, en particulier pour l'enseignement primaire, où se créent des retards souvent irrémédiables.

3. Ce malthusianisme, symbolisé depuis cinq ans par la suppression de quelque 70 000 postes, achève de démoraliser un corps enseignant qui n'en avait pas besoin.

4. Les compétences des élèves de 15 ans se dégradent par rapport à celles de nos voisins ; loin de corriger les inégalités de départ entre élèves, l'école française a tendance à les aggraver.

Le nouveau (pré) rapport de la Cour des comptes dont nous avons eu connaissance rend le diagnostic plus désespérant encore. Au terme d'une longue enquête sur la répartition des moyens entre académies et établissements, les magistrats de la Rue Cambon concluent ceci : "Le système scolaire français se caractérise par l'importance et la persistance des inégalités, au rebours de l'objectif d'égalité des chances fixé par le code de l'éducation."

En clair, qu'il s'agisse de l'affectation d'enseignants expérimentés ou des taux d'encadrement, l'Etat favorise les écoles, collèges et lycées déjà les mieux dotés et accorde moins de moyens à ceux qui sont les plus défavorisés et réussissent moins bien. Dans la plus grande opacité, cette discrimination s'est aggravée ces dernières années, et elle n'est pas corrigée par les contributions des collectivités locales. Elle réduit à néant l'effort supposé des zones d'éducation prioritaires, censées donner plus à ceux qui ont moins.

Mesdames et messieurs les candidat(e) s, nous avons lu vos propositions. Chamboulement institutionnel et statutaire ici (N. Sarkozy), recrutement de 60 000 enseignants ou personnels là (F. Hollande), etc. Chacun mesure la difficulté qui sera la vôtre, demain, si vous êtes élu : repenser en profondeur notre système scolaire, c'est risquer de braquer les enseignants, d'irriter les parents d'élèves, de révolter la jeunesse. Cela fait beaucoup de monde..."

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 09:29
colere.jpgL’état favorise les plus privilégiés, en favorisant les écoles, collèges et lycées déjà les mieux dotés et en accordant moins de moyens à ceux qui sont les plus défavorisés et réussissent moins bien. C’est ce qu’on constate avec tristesse à la lecture des décisions de carte scolaire par les CDEN, et ce que dénonce un pré-rapport de la cour des Comptes, dont le Monde a publié la teneur dans une rubrique récente, et qui est bien sûr retenu par le Ministère comme la plupart des rapports qui lui sont défavorables. Contrairement à la communication officielle, les rapports s’accumulent et prouvent que les inégalités sociales se creusent, et qu’au travers de l’affectation d’enseignants expérimentés et du taux d’encadrement, les rectorats renforcent ces inégalités. Des moyens sont attribués à des académies qui en ont moins besoin, alors que d’autres académies s’enfoncent, par un mécanisme de calcul qui fait que lorsqu’elles sont défavorisées une année, on lui attribue des moyens encore moindres l’année suivante.

L'INJUSTICE DE LA REPARTITION DES MOYENS

 Le rapport d'observations provisoires de la Cour des comptes que Le Monde s'est procuré montre pour la première fois l'injustice de la répartition des moyens d'enseignement sur le territoire. Quelque 93 pages d'un travail inédit dévoilent ligne après ligne comment l'Etat donne plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s'est aggravé ces dernières années.

L'académie de Créteil, qui était en 2006 dans la moyenne nationale pour la dépense par élève dans le primaire, est tombée au 22e rang sur 26. Et c'est la même injustice dans les lycées et collèges. Pour la rentrée 2011, Créteil, qui gagnait 3 836 élèves dans le second degré, a perdu 426 postes, quand l'académie de Paris, qui gagnait, elle, 1 000 élèves, a obtenu 20 emplois de plus.


L'ACADEMIE DE PARIS EST LA MIEUX DOTEE DU TERRITOIRE

Ce travail est entre les mains du ministère et de quelques recteurs invités à faire part de leurs remarques à la Cour. La procédure classique prévoit que leurs réponses soient annexées au rapport définitif. Selon la chronologie évoquée dans ces pages, il a fallu une année aux rapporteurs de la Cour des comptes pour obtenir les données nécessaires à leur travail. Les magistrats racontent avoir dû batailler ferme pour obtenir certaines informations du ministère de l'éducation, et précisent que leurs demandes "n'ont pas toujours abouti".

Lacademie-de-paris-est-la-mieux-dotee.jpg

SITUATION ANCIENNE

Même si la situation est ancienne, le gouvernement n'a aucun intérêt à laisser sortir ces comparaisons, qui montrent qu'en 2010 l'Etat a dépensé 47 % de plus pour former un élève parisien que pour former un banlieusard de Créteil ou de Versailles. 51 % de plus pour former un Parisien qu'un Niçois... Il est décrit, noir sur blanc, comment sous couvert d'une éducation censée offrir à tous la même chose, voire donner plus à ceux qui ont moins, l'école française entérine des situations acquises qui sont profondément injustes. Paris a des enseignants expérimentés, une offre de formation bien plus large que d'autres académies et, même si son taux d'encadrement n'est pas plus élevé, cela privilégie le Parisien.

En France, on sait où sont les élèves défavorisés, mais on ferme les yeux sur cette donnée lors de l'allocation des moyens. Le ministère octroie les postes d'enseignants aux académies ni vraiment en fonction du nombre d'élèves, ni en fonction de leur milieu social, ni en fonction des résultats aux évaluations, s'étonnent les magistrats. "Il est impossible à partir des données fournies par le ministère de mettre en regard l'évolution des moyens financiers alloués par l'Etat, celle du nombre d'élèves et celle de leurs résultats", jugent-ils.

Preuve que les situations de fait sont entérinées, les calculs se font toujours par rapport aux moyens dont dispose déjà une académie. S'y ajoutent deux principes, selon la Cour : plus une académie est grande, plus elle est ponctionnée en période de récupération de postes. Et plus son tour arrive tard dans le dialogue de gestion entre le ministère et les académies, moins il reste de postes de profs à distribuer. Dommage pour Créteil et Versailles qui couvrent la banlieue parisienne et ses quartiers difficiles mais répondent à ces deux critères ! Interrogé sur ce rapport, l'actuel directeur de l'enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, répond que "son affectation des moyens tient compte des nécessités de compensation". Et que son mode d'attribution est "complexe mais pas opaque"

Pourtant, la différence de traitement commence dès qu'un enfant met un pied dans l'école. Pour un élève de primaire de l'académie la plus défavorisée de France métropolitaine, le pays dépense 2861euros par an. Pour un Parisien, il en dépense 3 134. De la maternelle au CM2, cela fait un différentiel d'une année d'enseignement... Et la scolarité des enfants de 2 ans, qui doit être un accélérateur de réussite pour ceux qui sont les plus éloignés des apprentissages? Les "pauvres" sont les premiers à en être écartés. Le rapport révèle qu'en Seine-Saint-Denis, seuls 0,9 % des moins de 3 ans ont une place à l'école contre un peu plus de 4 % dans l'académie de Créteil tout entière et 13,4 % en moyenne nationale (jusqu'à 49 % en Lozère).

BONNE CONSCIENCE

Le ministère se donne bonne conscience en calculant l'argent qu'il distribue, en primes et autres crédits pédagogiques, aux zones d'éducation prioritaires (ZEP). Il estime que ces zones bénéficient d'une manne annuelle de 922 millions d'euros. Mais il oublie de prendre en compte le fait qu'on affecte dans les zones défavorisées les profs qui coûtent le moins chers. A Créteil, 21,6 % des enseignants ont moins de 30 ans (pour une moyenne nationale à 9,2 %) et 8,6 % sont non titulaires (contre 4,9% en moyenne). A contrario, à Paris, 24,2 % des profs sont agrégés pour une moyenne nationale deux fois moins élevée. Un établissement de ZEP de Créteil coûte moins cher à l'Etat qu'un établissement classique à Paris! Par ailleurs, selon l'académie où il se trouve, un établissement de ZEP sera différemment doté. Dans l'académie de Marseille, en 2010, l'éducation prioritaire comptait des taux d'encadrement de 4,3 % inférieur à la moyenne d'encadrement de l'académie quand les écoles non ZEP étaient 1,6 % au-dessus, a observé la Cour.

A ces écarts de dotation de l'Etat s'ajoute le différentiel important d'une collectivité territoriale à une autre. En lycée, la participation des régions varie du simple au double, et celle des mairies, pour le primaire, de 1 à 10. Mais le comble est que le ministère ne dispose pas de ces éléments. C'est ce qu'il a répondu à la Cour dans un courrier du 13 octobre 2011! Difficile dans ces conditions d'en tenir compte.

CONSTAT ACCABLANT

Tout cela pose la question du pilotage politique du système éducatif. S'il est une prérogative que la Rue de Grenelle est la seule à pouvoir exercer, c'est bien la correction des inégalités. Or, elle les entérine, selon le constat accablant de la rue Cambon: "Au vu de ces chiffres et de leur évolution récente, aucun élément attestant d'une politique particulière en matière de réduction des inégalités n'apparaît donc de manière flagrante. (...) Alors même que les outils sont disponibles, le ministère ne se met pas en position d'analyser précisément les inégalités territoriales, leurs causes et leurs moyens de les limiter." La Cour ne fait pas de recommandations.

Elle conclut que, "si le ministère souhaite réellement lutter contre les inégalités géographiques de résultats des élèves, une profonde inflexion de ses politiques et une réforme de son mode d'allocation des moyens apparaissent indispensables". En revanche, elle interroge le ministère: "Envisage-t-il une évolution dans sa répartition nationale des moyens ? Si oui, quels en seraient les principes et modalités ?" La réponse apportée à cette question sera un bon indicateur du courage politique du prochain ministre.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 16:24

Une journée nationale est organisée aujourd'hui par la FCPE qui interpelle six candidats à la présidentielle (qui ont accepté de venir répondre aux délégués FCPE venus de tout le pays à la Bellevilloise) sur les douze exigences suivantes :

 

FCPE17marspochette

   

-        9h30 : Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste

-        10h25 : Claude Goasguen, représentant de Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP

-        11h20 : Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie-Les Verts

  

-        14h15 : Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche

-        15h10 : François Hollande, candidat du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche

-        16h05 : Jacqueline Gourault, représentante de François Bayrou, candidat du MODEM

Les douze exigences de la FCPE pour l'école (liens vers les fiches de la FCPE)

 

1 - La maternelle, une Ecole de la réussite

2 - Adapter l'Ecole aux rythmes des enfants et des jeunes

3 - Pour un code de l'éducation protecteur des droits de l'enfant et une véritable démocratie lycéenne

4 - Vers une orientation choisie

5 - Pour la scolarisation effective des enfants handicapés

6 - La santé à l'Ecole

7 - Pour une Ecole sans inégalités sociales et territoriales, l'Etat doit garantir l'égalité

8 - Gratuité : aller plus loin

9 - Laïcité : promouvoir l'Ecole publique

10 - Pour une pédagogie active et non répressive

11 - Une véritable formation au métier d'enseignant

12 - Un statut du parent-délégué pour assurer une véritable représentation des parents

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 21:19

Le Comité régional Ile-de-France dela FCPE a conçu un site de débats destiné à favoriser l'information et l'expression des adhérents et sympathisants de la FCPE dans la perspective des futures échéances électorales.

elections2012.fcpe-idf.fr

bandeaufcpeidf_pde.pngBaptisé "Elections 2012 - L'éducation au cœur des débat" ce site propose des débats organisés autour de 12 thèmes. Participer est très simple. Pour chaque débat, et après s’être inscrit, il est possible de poster des "contributions" et de commenter les contributions proposées.

Tous les débats et toutes les informations figurant sur ce site sont également accessibles depuis les réseaux sociaux Facebook (page "Elections 2012 : l'éducation au cœur des débats") et Twitter (@FCPEIDF2012).

Cet outil est ouvert à tous. Notre souhait est que nous soyons nombreux à débattre autour des questions d'éducation qui motivent notre engagement commun et que tous les membres de notre fédération puissent, par son intermédiaire, participer à l'interpellation des candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives.

Nous vous invitons à participer aux débats proposés et à proposer de nouveaux débats afin de faire de ce site un véritable outil d'influence et de contribuer à mettre encore plus l'éducation au cœur des débats.

FCPE-iledefrance_plateforme.jpg______________________________________________________________________________________________________________

Dominique Dupuis, CDPE75, Sylvie Fromentelle, CDPE95, Jean-Marie David, CDPE92, Pierre Fraudeau, CDPE78

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 09:52
A l'aube de la disparition programmée des RASED, et alors que la prochaine cuvée de suppressions de postes pour la rentrée 2012 (14000 postes) s'annonce particulièrement rude pour les Yvelines, ce film tombe à pic pour montrer l'intérêt du travail en réseau et le service rendu par les RASED dans le dispositif global éducatif. Rappelons que les réseaux d'aide et de soutien ont déjà subi un quart de suppressions de postes depuis l'application de la semaine à 4 jours par Xavier Darcos et la mise en place des deux heures de soutien individuel, et il devient évident que ce système de soutien ne remplace pas du tout la compétence apportée par les Rased. Selon nos informations, l'Inspection académique sera contrainte de supprimer des réseaux entiers à la rentrée prochaine (deux sur les quatre réseaux RASED de Guyancourt sont menacés, pour Montigny nous ne savons pas encore) pour satisfaire les nouvelles coupes budgétaires.  
François ANDRE

Le film « UN PARMI LES AUTRES », est un documentaire de Pierre de Nicola produit par la FNAREN

(Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l’Education Nationale)., plein de sincérité et d’humanité sur les aides rééducatives à l’école. Avec la participation de Boris Cyrulnik. Lire la suite sur le site de la FCPE 78

 

En voici un extrait :

 


’Un parmi les autres’, extrait par rue89

 

Les 3 dernières projections de ce film, suivies d'un débat, ont lieu cette semaine :

 

•Le mardi 31 janvier à 20H30 , Rambouillet – Vox Odéon – Little Vox (rue du Gal de Gaulle)

Débat animé par
- Daniel Calin et
- Nicole Martin (Psychanalyste, formatrice de rééducateurs et membre du Comité Scientifique de la FNAREN)
au : Tarif de : 5 €

Réservations au 06 30 11 00 54 ou 06 86 78 78 95 et sur rased.rambouillet.f@ac-versailles.fr

•Le 31 janvier à 20h30 à Sartrouville, au cinéma ABC, rue Hoche, près de la gare
au : Tarif de : 6,50€.

La projection du film sera suivi d’un débat avec la participation de
- Maryse Métra, rééducatrice de l’Education Nationale, psychologue formatrice à l’IUFM de Lyon
- et les rééducateurs et rééducatrices de la région.

•Le jeudi 2 février à 20H30 , Les Mureaux – cinéma Frédéric Dard

Débat animé par Alain Guy
(Psychanalyste, professeur en sciences de l’éducation à l’uni-Paris VIII et membre du Comité Scientifique de la FNAREN)
au : Tarif de : 5 €

PDF - 244.1 ko


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