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Au nom des bureaux des conseils locaux primaire-maternelle, collèges, lycées, bienvenue sur ce site de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves) de Montigny-le-Bx qui regroupe 6 conseils locaux.... (lire la suite ici par François ANDRE)

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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 22:00
THEME: Décrocheurs et Décrochage scolaire
 
Le CONGRES DEPARTEMENTAL 2012 de la F.C.P.E. des Yvelines
 
Logo-FCPE78    cette année se tiendra à ACHERES le 2 juin.
    Salle Bussières, 68, rue Georges Bourgoin, 78260 ACHERES.
 
 
    N'hésitez pas à venir participer à ce moment privilégié d'échange et de convivialité entre parents FCPE de tout le département.
 
 
 
La 1ère PARTIE (le matin) est consacrée à notre AG statutaire (rapports d'activité, financier, et renouvellement du bureau).
 
La 2e PARTIE (l'après-midi) est une table ronde sur le thème du décrochage scolaire: qui sont les décrocheurs? Quelles sont les actions possibles?   
 
 
Cette table ronde est ouverte à tous les parents qui sont intéressés par ce thème, et/ou qui souhaitent s'informer sur des expériences originales conduites ailleurs ou dans notre département: l'action bénévole des étudiants dans les quartiers (association AFEV), les micro-lycées (trois dans l'académie de Créteil, et un seul en projet dans notre académie), et le dispositif "nouvelle chance" dans un collège de Sartrouville.
La table ronde sera animée par des intervenants experts de ces questions, qui sont au coeur de ces dispositifs de lutte contre le décrochage. 
  Congresdepartemental-2012-matin.JPG
 
 
Congresdepartemental 2012-apresmidi1
 
Christophe PARIS présentera les actions de l'AFEV dans la lutte contre l'échec scolaire, en particulier dans les zones défavorisées. L'AFEV est à l'origine d'un Pacte national contre l'échec scolaire, signé par cinquante-deux personnalités et par huit organisations, publié dans Libération en janvier 2012.
Natrhalie BROUX parlera de l'expérience des micro-lycées lancée dans l'Académie de Créteil, structures qui ont été créées pour aider des jeunes à "raccrocher" et préparer un baccalauréat. Le microlycée de la Courneuve, qu'elle coordonne, a fait l'objet d'un article dans Libération le 11 janvier dernier. 
M. Lebas, Directeur de l’ADPEP 78 (Association Départementale des Pupilles de l’ Enseignement Public des Yvelines), présentera le dispositif nouvelle chance (DNC) qui accueille les élèves décrocheurs du collège Romain Rolland de Sartrouville. Ce dispositif a été créé pour lutter contre l’échec scolaire, mais aussi resocialiser les élèves, favoriser la réintégration de l’élève dans son groupe classe, et travailler autour de la parentalité.
FA
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 01:50

Resistance-pedagogique.jpg

"Il faut beaucoup d'indisciplinés pour faire un peuple libre" une citation de  Georges Bernanos qui résume l'esprit du blog "Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école", créé par Alain Refalo, et regroupant des enseignants "résistants" qui se sont opposés aux réformes des dernières années qui "déconstruisent" l'école publique. Ils demandent aujourd'hui que leur soit rendue justice de toutes les brimades et sanctions qu'ils ont subies pendant ces années, et de participer activement au débat sur l'avenir de l'école.

F. André

 

"Nous ne prenons pas la plume dans un esprit de revanche mais avec une exigence de justice, cette même exigence de justice qui a animé François Hollande durant toute la campagne présidentielle et qui, nous l'espérons tous, marquera profondément le quinquennat qui s'ouvre.

        Nous, membres du Réseau des enseignants du primaire en résistance, avons le devoir de faire entendre notre voix, au moment où l'école de la République peut retrouver la place qu'elle mérite au service des citoyens en construction. Nous avons noté avec plaisir que le Président de la République aspire à être le président de la jeunesse de France. Noble ambition qui ne peut se traduire en actes que si les enseignants que nous sommes sont associés véritablement à la profonde réflexion qui doit être engagée sur l'avenir du système éducatif.

        Qui mieux que nous pourra témoigner de la nocivité des réformes imposées par le ministère de l'Education nationale depuis bientôt cinq ans ? Nous qui avons décidé de résister à cette politique de destruction volontaire de l'école républicaine, poussés par le seul appel de notre conscience, au mépris des sanctions qui se sont abattues sur nos têtes. Bien que d'horizons différents, bien qu'animés de convictions pédagogiques variées, nous sommes quelques-uns à avoir été heurtés, dès 2007, par les coups de boutoir portés à l'école. La lettre d'Alain Refalo, notre collègue de Colomiers, En conscience, je refuse d'obéir, en date du 6 novembre 2008, a été pour nombre d'entre nous le signal de l'entrée en résistance.

        De lettres de refus en boycotts, ce sont plusieurs milliers d'enseignants à travers le pays qui ont participé à ce mouvement inédit dans l'école de la République, mouvement à la hauteur des attaques lancées, année après année, par le ministère : querelle sur les méthodes de lecture, destruction programmée des Rased et réduction des horaires en lien avec l'instauration de l'aide personnalisée, mise en place des évaluations nationales de CE1 et de CM2 et du fichier base-élèves, étiquetage des enfants au travers du livret personnel de compétences.

         Sanctions après sanctions, nous avons maintenu le cap, en nous entraidant au cœur des tempêtes, en donnant ce que nous pouvions donner pour défendre notre école blessée, dans un esprit magnifique de solidarité, d'échange et de compréhension mutuelle. Et il nous en a fallu de cette sève pour enrayer le rouleau compresseur d'une administration sans états d'âme, pour nous passer du soutien d'appareils syndicaux généralement frileux, et au-delà pour lutter contre l'incompréhension, l'apathie, ou l'appréhension de la grande majorité de nos collègues. Nous avons souffert bien des mépris, sans renoncer à notre idéal de justice scolaire, et quand l'un ou l'autre d'entre nous ne se sentait plus la force nécessaire pour mener cette bataille qui nous a tous exposés à des degrés divers, un collègue prenait le relais.

        Il n'y a pas de prétention à affirmer que notre combat a été exemplaire et cette exemplarité, chère au nouveau Président de la République, a toujours été, nous en prenons la mesure aujourd'hui, un pilier essentiel de nos actions. Nous avons dénoncé sans relâche et non sans découragement, jour après jour, les atteintes répétées à la liberté pédagogique, la « caporalisation » des esprits, l'absence de dialogue avec la hiérarchie, la soif de compétition, la course à l'évaluation, l'obsession du fichage. La plupart du temps, nous n'avons pas été entendus au sein de l'institution, chacun se cachant derrière un devoir de réserve fantasmé auquel nous avons été trop peu à opposer le devoir de vérité.

        Au moment où la politique scolaire de la nation va prendre de nouvelles orientations qui, nous le souhaitons, feront du quinquennat passé une triste parenthèse, nous n'accepterons pas que d'aucuns réécrivent l'histoire. Il est si simple de retourner sa veste ou de brandir le devoir d'obéissance. Nous avons prouvé au contraire, par notre désobéissance pleinement assumée, que la résignation et la peur ne sont pas une fatalité, que la liberté et la fraternité ne sont pas des mots vains.

        Nous n'avons pas de rancune, mais nous n'oublions pas les silences gênés, les mises en quarantaine, l'indifférence et la sinistre théorie des sanctions blessantes et ridicules : blâme, baisse de note, rétrogradation d'échelon, refus de promotion, retrait de direction, retenues sur salaire, suspension. Comme nous n'oublierons jamais la confiance des élèves, de maints parents et d'élus conscients de la justesse de nos combats.

        Nous, membres du Réseau des enseignants du primaire en résistance, demandons solennellement que soient levées ou effacées toutes les sanctions qui nous ont frappés et que soit symboliquement reconnue notre action pour la défense de l'école de la République. Nous souhaitons être reçus collectivement par le ministre de l'Education nationale, pour devenir dès à présent une force de proposition dans le débat sur l'école qui s'annonce. Notre résistance au quotidien dans les classes, notre réflexion sur les enjeux scolaires ne sauraient être ignorées par le nouveau ministère. Nous avons soif de reconnaissance, de justice et de responsabilités."

pour le Réseau des enseignants du primaire en résistance, le 22 mai 2012,

Gilles Lehmann, école Jean-Rostand, Condat-sur-Vienne (87)

Anne Loconte, école Jules-Ferry, Colomiers (31)

Alain Refalo, école Jules-Ferry, Colomiers (31)

Valérie Hillion, école Les Halbrans, Pont-Saint-Martin (44)

Patrick Toro, école Saint-Alary, Saint-Girons (09)

Corine Lefort, école des Accoules, Marseille (13)

Jean Calvo, Rased Les Provinces, Blois (41)

Catia Piquemal, école d'Alba la Romaine, Alba-la-Romaine (07)

Christian Borgetto , école Jean-Rostand, Nailloux (31)

Agnès Bayle, école Jean Plathey, La Talaudière (42)

Cédric Serres, école Simon Bolivar, Montpellier (34)

Annie Biancarelli, école de Mezzana, Sarrola-Carcopino (2A)

Hugues Leenhardt, école du Petit Lac, Calas (13)

Marie-Hélène Robert, école Jean-Monteillet, Vezins de Lévézou (12)

Patrick Pappola, école de Pont d'Aubenas, Aubenas (07)

Ninon Bivès, école de Belmontet, La Salvetat-Belmontet (82)

Guillaume Mangenot, école de Saint-Martial, Montauban (82)

Véronique Decker, école Marie-Curie, Bobigny (93)

Philippe Cherpentier, école Georges-Brassens, Paulhan (34)

Armelle Huitric, école Jean-de-La-Fontaine, l'Isle-Jourdain (32)

Eric Torregrosa, école Louis-Aragon, Vertaizon (63)

Sylvie Pralong, école Jacques-Brel, Montauban (82)

Jean-Marc Hostachy, école Charles-Gounod, Saint-Étienne (42)

Isabelle Bérard, école Franklin-Roosevelt, Marseille (13)

Sébastien Goyer, école Célestin-Freinet, Saint-Front (16)

Dominique Larièpe, CMPP, Chalon-sur-Saône (71)

Gérard Rigaldo, école de Fons, Fons (46)

Marie-Odile Caleca, école George-Sand, Clermont-Ferrand (63)

Bastien Cazals, école Louise-Michel, Saint-Jean-de-Védas (34)

Claudia Chiaramonti, école Jules-Ferry, Vaison-la-Romaine (84)

Sébastien Rome, école Prosper-Gély, Lodève (34)

Cathy Liégent, école Boissière, Noisy-le-Sec (93)

Denis Sauvage, école de Pont d'Aubenas, Aubenas (07)

Laurence Ortega, CMP, Nantes (44)

Dany Bénézet, école de Lézan, Lézan (30)

Annick Teston, école de Pont d'Aubenas, Aubenas (07)

Meryem Hamada, école de Pont d'Aubenas, Aubenas (07)

Muriel Sarrade, école de Pont d'Aubenas, Aubenas (07)

Anne-Marie Terny école de Valvignères, Valvignères (07)

Viviane Mazer, école de Générargues, Générargues (30)

Maryse Ressayre, école Nadal, Saint-Victor-de-Malcap (30)

Pascale La Rosa, école Le Brusquet, Toulon (83)

Claire Moiroud, école Jean-Jaurès Vizille (38)

Laurence Baldit, école Victor-Hugo, La Grand-Combe (30)

Carine Bastiani, école Les Près Saint-Jean, Alès (30)

Gwénaelle Toulouse, école Louis-Leprince-Ringuet, Ales (30)

Christine Laurent, école de Mialet, Mialet (30)

Sandrine Dupin-Bosselli, école Edouard-Herriot, Soyaux (16)

Olivier Brand, école Saint-Exupéry, Belfort (90)

Isabelle Huchard, école de Boisseron, Boisseron (34)

Sylvain Grandserre, école Paul-Bert, Montérolier (76)

Annie Benuraud, école de Belmontet, La Salvetat-Belmontet (82)

Anne Courbière, groupe scolaire Montaigne-Jules-Ferry, Lyon (69)

Emmanuelle Lefevre, professeur des écoles (44)

Patricia Pilleul Mary, psychologue scolaire (77)

André Abeillon, professeur des écoles (69)

Huguette Darley, professeur des écoles (07)

Roland Braun, professeur des écoles (68)

Marguerite Bachy, professeur des écoles (85)

Joël Blanchard, professeur des écoles (85)

 

http://resistancepedagogique.org/site/

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 14:31

FCPEDebatPresidentielles2012--Hollande.jpg Il y a quelques minutes, François Hollande a réservé ses premiers discours post-investiture à l'école publique et à la recherche, au travers d'hommages rendus à Jules Ferry et Marie Curie ce 15 mai 2012 à Paris. Ce choix symbolise des priorités de son quinquennat, et ne peut que rassurer toute la communauté éducative, et en particulier la nôtre, celle des parents d'élèves, après des années de coupes budgétaires et surtout de discours négatifs sur l'école et ses acteurs. Dans ce discours, il rappelle ses engagements sur l'encadrement des enfants dans le primaire (création de postes, avec une priorité donnée aux écoles des quartiers populaires et aux écoles rurales), et sur le rétablissement de la formation professionnelle des enseignants. Ce premier hommage à Jules Ferry (qui a été contesté par quelques commentateurs dans la presse, et François Hollande y répond dans son discours), puis à Marie Curie, femme de sciences issue de l'immigration, seule détentrice de deux prix Nobel, est lourd de sens, et donne le ton du début du quinquennat: éducation, recherche, intégration

F. ANDRE

 

Ses premiers mots de président de la République sont donc allés aux enseignants, devant la statue de Jules Ferry dans les jardins des Tuileries. Quelques extraits de son allocution :

« C'est un message de confiance à l'Education nationale que je suis venu exprimer au moment précis où je deviens président de la République».

L'école attend de la considération de la nation

«Par son oeuvre, Jules Ferry a fait de l'école publique un droit: Tous les enfants de la République ont le droit d'étudier, ils en ont même le devoir".

« L'école doit être assurée de ses ressources, on ne peut pas enseigner correctement sans un encadrement suffisant pour nos enfants. C'est la raison de mon engagement et je le réitère aujourd'hui comme président de la République de recruter 60.000 personnels de l'éducation sur la durée de mon mandat».

«Je veux qu'elle retrouve tous les moyens d'être fidèle à sa vocation, je veux lui redonner confiance en elle-même, sa foi dans ses propres capacités, sa volonté d'être conforme à notre histoire et à ce qu'exige notre avenir. L'école a besoin de réformes, elle attend aussi de la considération de la nation et elle appelle le soutien de l'Etat».

 

Sur la personnalité de Jules Ferry :

Au sujet du personnage très controversé de Jules Ferry, "un grand ministre de l'instruction publique" et père de l'école obligatoire, gratuite et laïque, mais qui a été aussi un défenseur de la colonisation, il précise :

"Ici en cet instant où commence un temps nouveau pour la France je suis venu célébrer deux lois de la République que nous devons à la ténacité de Jules Ferry: celle du 16 juin 1881 relative à la gratuité de l'école et celle du 28 mars 1882 sur le caractère laïque et obligatoire de l'école»

"Tout exemple connaît des limites, toute grandeur à ses faiblesses et tout homme est faillible. En saluant aujourd'hui la mémoire de Jules Ferry qui fut un grand ministre de l'instruction publique, je n'ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée".

 "C'est donc empreint de cette lucidité indispensable que je suis venu saluer le législateur Ferry qui conçut l'école publique, ce bâtisseur de cette maison commune qu'est l'école de la république". […] "Le grand Clemenceau lui-même porta en son temps le réquisitoire le plus implacable du colonialisme au nom de la conscience universelle".

 

« Ma priorité est de faire de l'école le lieu de l'intégration de tous les enfants». «Je veux saluer l'école comme lieu d'émancipation, comme lieu de l'égalité, celle des chances, celle qui ne reconnait comme critère que le mérite car la naissance, la fortune, le hasard, créent des inégalités que l'école doit corriger». «L'école, c'est la mixité sociale».

 

 

Sur la formation des enseignants :

François Hollande rappelle ensuite son engagement de rétablir «la formation professionnelle des enseignants» en rendant hommage à tous les personnels de l'éducation. « Le métier d'enseignant nécessite une préparation toute professionnelle pour exercer ses délicates fonctions. Voilà pourquoi je rétablirai la formation professionnelle des enseignants».

«Pour honorer ces missions, je sais pouvoir compter sur le dévouement, le courage de tous les personnels de l'Education nationale. C'est vers eux que j'adresse mes premiers mots de président de la République, aux professeurs des écoles, aux enseignants du secondaire, aux universitaires, aux chercheurs», mais «aussi à tous les agents des plus modestes jusqu'aux plus prestigieux »..

(crédit photo: François ANDRE, 17 mars 2012)

Par FCPE Montigny le Bretonneux
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 18:20

Réponse : elles seront maintenues, mais pas exploitées par le Ministère. Dans un article paru aujourd’hui dans le Monde (le programme Hollande pour la rentrée scolaire), Vincent Peillon  précise la liste des urgences à gérer avant la rentrée scolaire 2012, préparée par l’équipe de Luc Chatel. Au premier rang de ces urgences figurent les évaluations de CM2, qui ont été ces dernières années un sujet de forte tension avec les enseignants et les parents d’élèves, du fait de leur finalité. Une source de stress supplémentaire aussi pour les enfants qui se sont mis à préparer ces épreuves en classe et même chez eux avec leurs parents comme s’ils préparaient des examens. Une dérive qui a été dénoncée par la FCPE les années précédentes.

 

Evaluation_cahiers.jpg

Des évaluations CE1, CM2 peu fiables et instrumentalisées par le pouvoir politique

A quoi servent-elles ? En théorie à du pilotage pédagogique national. Mais dans la pratique, elles peuvent servir à classifier les écoles, les collèges de secteur dont elles dépendent, et à servir de support à la communication ministérielle pour dire que l’école est au choix défaillante, ou au contraire qu’elle progresse, selon le message qu’on a besoin de faire passer.

La circulaire de rentrée (Orientations et instructions pour la préparation de la rentrée 2012, circulaire n° 2012-056 du 27-3-201), rédigée par la Direction Généralede l’Enseignement Scolaire (DGESCO), s’appuie sur ces évaluations pour justifier la politique actuellement conduite : « L’école du socle commun … suppose des bases solides, acquises à l’école primaire, notamment en français et en mathématiques. Les dernières évaluations de CE1 et CM2 sont très éclairantes à cet égard. L’amélioration du niveau de français des élèves de CE1 est tout particulièrement un encouragement à approfondir le sillon des savoirs fondamentaux et de l’accompagnement personnalisé. ».

EvaluationsCM2CE1-5-copie-1.jpg Or ces évaluations sont quasi unanimement critiquées et rejetées. En particulier, l’avis du Haut Conseil de l’Éducation (HCE), – instance indépendante du Ministère et pluraliste – sur ces évaluations en CE1 et CM2 mises en place par la DGESCO, est particulièrement critique. Ce rapport passionnant « Les indicateurs relatifs aux acquis des élèves – Bilan des résultats de l’École – 2011 » de novembre 2011, est disponible ici sur le site du HCE. Il y est écrit que les indicateurs tirés de ces évaluations : « ne sont pas fiables pour des raisons de méthode [notamment parce que] la confusion entre deux types d’évaluation les prive de la rigueur nécessaire (les évaluations dans la classe dont l’enseignant a régulièrement besoin pour adapter son enseignement, par opposition à une évaluation nationale destinée au pilotage du système éducatif). Le Haut Conseil de l’Education ne mâche pas ses mots, il dit clairement que ces évaluations produisent des indicateurs qui ne permettent pas l’évaluation « transparente et objective » de la politique éducative qu’il juge, à juste titre, nécessaire. Sur le plan politique, on peut dire que ces évaluations permettent au Ministre et à la DGESCO de donner une image flatteuse des résultats de la politique qu’ils conduisent, image sans doute « trompeuse » pour reprendre un terme utilisé par le HCE. En conséquence, les enseignants sont incités « à préparer leurs élèves à répondre » aux évaluations. Ils le sont d’autant plus qu’on les menace d’utiliser les résultats de ces évaluations pour les juger, voire pour les rémunérer, ou pour mettre en concurrence les écoles. Ils peuvent même y être directement encouragés par leur hiérarchie.

 

Maintenir les évaluations 2012 ? Vincent PEILLON répond

Le calendrier est très serré : du 21 au 25 mai 750 000 élèves de CM2 vont plancher sur les mathématiques et le français, d’où l’urgence de statuer. Ces quasi-examens constituent, selon Le Monde, la première urgence du président Hollande, qui a promis dans son programme la fin de ces évaluations très contestées. Mais "les livrets sont imprimés. Les enseignants reçoivent une prime de 400 euros pour s'en charger. Il est trop tard pour dire qu'on arrête tout. Que les enseignants les fassent passer pour savoir où en sont leurs élèves. En revanche, nous suspendons les remontées nationales des résultats", annonce M. Peillon au Monde. "Nous remettons en cause ces évaluations, poursuit-il, parce qu'elles mélangent tout. On a voulu en faire un moyen de connaître le niveau des élèves et un outil de pilotage du système. Pour avoir des outils de pilotage, il faut travailler par sondage à partir d'évaluations réalisées par la direction de l'évaluation dont c'est le métier." Une mise au point très attendue par les enseignants après des années d'utilisation "politique" de ces outils initialement pédagogiques.

VincentPeillon.jpg

Le paragraphe qui concerne les évaluations du primaire va donc disparaître de la circulaire de rentrée qui était arrivée dans les établissements avant le premier tour. Ce texte, qui assoit les priorités du ministre de l'éducation, va d’ailleurs être réécrit avant d'être à nouveau diffusé.

Des évaluations y étaient aussi annoncées en grande section de maternelle et en fin de 5e (c’était une nouveauté, une de plus dans l’évaluationnite aigüe du gouvernement précédent). Ces dernières risquaient d'introduire un palier d'orientation après la classe de 5e. Or François Hollande s'est opposé durant sa campagne à toute orientation précoce, et a rappelé que le collège devait accueillir tous les élèves, réaffirmant ainsi sa confiance dans le collège unique. La nouvelle circulaire de rentrée devrait le préciser.

F André

Par FCPE Montigny le Bretonneux
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 01:32

Un décret portant sur la "modification du régime de l'appréciation de la valeur professionnelle et des modalités LucChatel.jpgd'avancement d'échelon", applicable à partir du 1er septembre, a été signé lundi (donc le lendemain de la défaite de N. Sarkozy) et publié mardi au Journal officiel, malgré l'opposition massive des syndicats et de la Société des agrégés. Selon ce texte, l'évaluation de l'enseignant est fondée sur un entretien réalisé tous les trois ans par son supérieur hiérarchique direct, c'est-à-dire le chef d'établissement. Ce texte a été violemment contesté par les syndicats qui craignent les effets pervers de ce nouvel entretien unique sur leur carrière. Vincent Peillon, répondant à la colère des syndicats face à ce passage en force, a annoncé : "dès la prise de fonction de François Hollande et la mise en place du nouveau gouvernement, ce texte sera abrogé". Pendant ce temps, on fait les cartons au Ministère...

 

Ci-dessous, la réaction d'Alain Refalo, désobéisseur courageux de la première heure:

 "Ultime provocation d’un ministre aux abois sur le départ, Luc Chatel publie en date du 7 mai un décret scandaleux sur l’évaluation des enseignants, synthèse de sa politique libérale-autoritaire envers l’école. Mépris envers les enseignants, imposture des pseudo-réformes qui ont fait souffrir l’école, apologie du pilotage par les chiffres et la compétition, tel est le bilan de Luc Chatel que nous ne regretterons pas.

La seule priorité de ce ministre a été de vouloir inculquer les méthodes du « management par le stress » à l’école, en dehors de toute considération humaine et éducative pour les élèves et les enseignants. Evaluationnite aigüe, fichage des élèves, externalisation des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté, remise en cause de la liberté pédagogique, contrats d’objectifs chiffrés, la litanie est longue des mauvais coups qu’il a portés à l’école de la nation. Sans oublier les dizaines de milliers de suppressions de postes.

Dans la foulée de son successeur*, Xavier Darcos, il a rompu durablement l’indispensable lien de confiance entre l’autorité hiérarchique, l’encadrement intermédiaire et les enseignants du primaire, lien de confiance sans lequel il est impossible de construire quotidiennement une école du progrès pour tous. C’est une politique de la suspicion permanente qui a été érigée en système, plongeant les enseignants dans le désarroi, le doute, la résignation et la souffrance.

Il a voulu caporaliser les enseignants du primaire en exigeant leur obéissance inconditionnelle à des injonctions hiérarchiques constituant un reniement de l’éthique de leurs missions. Il a voulu acheter leurs consciences en instituant des primes pour ceux qui, servilement, feraient passer les évaluations nationales, symboles de la culture de la performance chiffrée et de la compétition des uns contre les autres.

Face à la résistance éthique et responsable de milliers d’enseignants du primaire qui, dès 2008, ont affirmé ouvertement qu’en conscience, ils refusaient d’obéir et d’appliquer des dispositifs contraires aux valeurs de l’école de la République, il n’a eu de cesse d’ordonner aux inspections académiques de les poursuivre et de les sanctionner.

La défaite de l’ancien ministre, c’est qu’aucun d’entre eux n’est rentré dans le rang. Aucune sanction, financière, disciplinaire, ne les a dissuadés de continuer à résister pour le  bien de leurs élèves. Face à une politique désastreuse et sans honneur, ils ont été les véritables garants de la continuité du service public d’éducation.

A l’heure où Luc Chatel quitte son ministère, nous restons à notre poste pour affronter les difficultés qui se sont accumulées. Avec la fragile espérance que demain s’écrira une nouvelle page pour les enfants de ce pays."

 

Alain Refalo, le 9 mai 2012

Blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école

(*ndlr: je pense qu'Alain Refalo voulait dire prédécesseur)

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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 12:31

Dimanche, c'est le 2e tour aussi pour l'école! Nous pourrions rappeler ici les grandes lignes des propositions des deux candidats - quoique l'un des programmes soit beaucoup plus court que l'autre puisqu'il se résume à poursuivre la politique de suppression de postes -  mais nous préférons une bonne révision sous forme d'un petite animation remarquable réalisée avec des playmobil par un collectif de parents et d'enseignants du Doubs très actif.

Le film ne concerne que les effets dans l'enseignement primaire des mesures appliquées ces dernières années, mais il  serait aisément applicable au secondaire (en particulier sur l'effectif par classe). Cette vidéo a été projetée à l'Assemblée Générale de la FCPE Montigny en septembre dernier, en guise d'introduction des débats.

F André

 

 

(L'école en 2012 en Playmobil)

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 01:41

Comment rendre compte des métiers d’enseignants et des résultats de l’école sans avoir de données fiables, claires et non censurées sur le système éducatif ? Réponse : les « déchiffreurs » sont là ! Ce collectif étrange, qui a émergé très récemment, et dont l’existence même nous aurait paru absurde il y a seulement un ou deux ans, est né de ce constat incroyable pour notre vieille république « irréprochable » : les chiffres et statistiques de l’éducation, produits régulièrement par les services du Ministère, font l’objet d’une rétention telle qu’ils ne servent plus comme outils de pilotage, mais à des fins de communication politique exclusivement. Récit d’une naissance inattendue.

DechiffreursEducationlogo_long.png  

La naissance des déchiffreurs :

L’école et ses résultats sont devenus un enjeu majeur dans la communication du pouvoir. Des statistiques internationales (OCDE, Europe) sont disponibles et non détournables, qui décrivent l’état de santé de notre système éducatif. Du coup, les projecteurs sont braqués sur l’administration centrale de l’Education Nationale, pour confronter ces données statistiques extérieures à celles qu’elle génère elle-même. Mais comme toute bureaucratie d’Etat, cette administration n’aime pas la lumière, et cultive même le secret et les blocages pour ne pas affronter la réalité. Ausein de la DEPP (direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance), comme dans d’autres administrations publiques, la forte pression de nouvelles méthodes de « management » public a suscité des discussions, de la révolte, de la controverse, des débats, et donc de la lumière. Lecollectif est né de là.

On trouve pêle-mêle à l'origine de cette initiative, des professionnels de la statistique publique du ministère de l'éducation nationale (la DEPP), de la direction générale de l'enseignement scolaire (la DGESCO), autour desquels se sont rassemblés des syndicats enseignants (FSU, UNSA, CGT, SUD, SGEN-CFDT), les parents d'élèves de la FCPE, des universitaires et des associations (le CRAP-Cahiers pédagogiques, la Ligue de l'enseignement...). Ils publient sur leur blog www.lesdechiffreurs.com des données "scientifiquement fondées" pour promouvoir un "débat public de qualité" sur l'éducation.

 

La première atteinte à la transparence : le blocage des publications !

La 1ère atteinte à l’accès libre aux statistiques publiques, c’est le blocage des publications. Cette atteinte est aussi la plus grossière, même si elle n’est pas vraiment nouvelle.

On peut comprendre que le ministre bloque des publications qui gênent sa communication. Un exemple flagrant : le nombre d’élèves total à scolariser augmente, alors que le ministre affirme le contraire pour légitimer les suppressions de postes. Cette statistique pourtant banale a mi Censure.jpg s 11 mois avant d’être publiée. Pour bloquer les publications, il faut mettre en coupe réglée toute une direction et ses personnels. Et cette machinerie a fonctionné à plein sous Luc Chatel : pour preuve, très peu de publications sont sorties de la DEPP depuis début 2011.

Les syndicats des différents services statistiques de l’Etat alertent alors l’opinion, et un communiqué est publié. Puis la FCPE saisit l’autorité de la statistique publique (communiqué de janvier : « Publications des études de la DEPP, enfin un peu de transparence »). L’INSEE finit par dépêcher sur place des inspecteurs pour voir ce qui se passe à la DEPP… Et 17 notes sont alors sorties d’un seul coup ! On a même accusé les agents de ne plus rien produire! Du coup la statistique 2011 pourra être appréciée, mais avec quel retard !

Ces blocages ministériels constituent une grossière atteinte au métier de statisticien, en violation de la déontologie publique. Car la force publique se doit de publier tous ses résultats, qu’ils soient favorables ou non, et rendre publique la méthode par laquelle on est arrivé à ces résultats. C’est le cœur du métier des agents statisticiens du public, et de la DEPP en particulier.

De plus, la publication retardée et en rafale produit un cumul de travaux contre-productif : des notes sortent au bout d’un an, et deviennent obsolètes, concurrencées par celles qui vont sortir pour l’année suivante.

La désinformation touche de nombreux sujets : par exemple, des rapports existent sur les effets de l'assouplissement de la carte scolaire, amorcé en 2007, mais aucun n'a été publié. Aucun bilan sur l'aide personnalisée de 2h à l'école primaire non plus. Certaines informations sont diffusées avec des mois de retard, ce qui les rend inutiles. Ainsi, le bilan de la rentrée 2010 a été publié à l'été 2011 alors qu'il était prévu pour début 2011. On attend encore le bilan complet de la rentrée 2011 alors que nous sommes en avril. Quant aux données sur les prévisions d'effectifs d'élèves (qui ne cessent d'augmenter ces dernières années), elles ne sont pas rendues publiques.

Ce blocage prive les professionnels d’un certain nombre d’outils pour repenser l’éducatif, qui est en crise.

 

Un tournant : l’instrumentalisation de la statistique par le pouvoir politique

La conséquence c’est que la DEPP a perdu de son indépendance, de son autonomie pour développer ses propres programmes. Elle a été mise au service des politiques, pour que les indicateurs produits soient détournés à des fins de communication politique sur le thème : « l’école se redresse, ce n’est pas une question de moyens ». Outre la dépossession du métier d’analyste de la DEPP (qui est déjà grave en soi), la perte de maîtrise des indicateurs se combine avec un culte du chiffre que n’avait pas cette administration. Un paradoxe, car la règle en statistiques, c’est de ne jamais donner un chiffre à l’état brut, sans expliquer la méthode qui a produit le chiffre, et sans fournir d’analyse pour éclairer le chiffre. Tout cela a disparu et a été traduit autrement par un membre du cabinet Darcos dans un article publié par La Croix (Les statisticiens de l’éducation dénoncent la « censure du Ministère », Bernard Gorce, 10-12-2008), qui affirmait dans cette interview que « la DEPP fournit des instruments au service du ministre qui reste le dernier garant de leur diffusion ». Luc Chatel a poursuivi dans cette voie. Ce qui fait qu’aujourd’hui il y a confusion constante entre production de données publiques et communication ministérielle.censure ministerielle voix de son maitre

C’est contre cela particulièrement que le collectif des déchiffreurs s’est élevé, car il y a atteinte à l’essence même du métier. On a enlevé  à la DEPP sa compétence de pilotage, et de transparence. Par exemple, pour les évaluations de CE1 et CM2, elle pouvait dire comment étaient fabriqués les items d’évaluation. Depuis la prise en main par la communication politique, on a confié l’analyse des données et leur production à des statisticiens sortis du chapeau (peut-être d’un cabinet privé) pour fabriquer des chiffres bidon sur le résultat de ces évaluations (voir article sur les « bornes en goguette »).

Pourtant, des outils d’évaluation diagnostique de qualité devraient aider les enseignants à repérer les difficultés de chacun de leurs élèves et à mettre en place les progressions les mieux adaptées pour les faire réussir. C’était l’ambition des évaluations quand elles avaient lieu en CE2 et 6e, et qui ont disparu avec Xavier DARCOS, pour être avancées au milieu du CE1 et du CM2. Elles n’avaient pas pour objectif de savoir si les élèves savaient ou non, mais de révéler leurs points forts et leurs points faibles et toute la diversité de leurs erreurs afin de cerner leurs besoins (entrée au collège par exemple). Les responsables de la politique pédagogique ministérielle préfèrent proposer aux enseignants des circulaires et des incantations sur le soutien plutôt que des formations et des outils qui les aident à mieux prendre en compte l’hétérogénéité de leurs élèves.

 

Les chiffres récents sur le nombre exact de décrocheurs du système scolaire, qui ont varié de manière folklorique de 100 à 300.000 selon les politiques, montre à quel point il n’y a pas de bon débat éducatif avec des chiffres erronées ou politiquement déviés. Les déchiffreurs de la DEPP ne veulent pas être bloqués ni instrumentalisés, pour défendre leur métier face au monde enseignant. Ils souhaitent la convergence avec les enseignants, pour que leur travail sur les données soit porteur d’idées et d’avenir dans le débat éducatif.

 

François ANDRE

Par FCPE Montigny le Bretonneux
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 11:15

A la veille du 1er tour du scrutin, et alors que la plupart des candidats se sont exprimés sur leurs projets pour l'école, en particulier grâce à la journée spéciale organisée par la FCPE le 17 mars à Paris, nous avons choisi de publier notre transcription intégrale du discours d'Eva Joly, candidate EELV, Son discours sur l'école, plus humaniste et  "planétaire" dans sa vision de l'enfant-élève-citoyen, nous paraît être le plus riche, et le plus nettement en rupture avec la manie élististe du système scolaire français, héritée du XIXème siècle. Sa vision prend de face nos vieFCPEDebatPresidentielles2012 (37-EvaJoly)illes habitudes de parents d'élèves attachés à la notation dès l'école primaire.

 

Rappelons qu'Eva Joly a le parcours scolaire le plus atypique des candidats à la présidentielle, ce qui l'autorise, au vu de sa carrière brillante, à promouvoir une école différente. Issue d'un milieu simple, ayant grandi en quartier ouvrier, elle arrive en France vers l'âge de 20 ans, et repart du bas de l'échelle, comme jeune fille au pair. Elle ne reprendra des études que plus tard, en droit, tout en exerçant diverses activités professionnelles pour gagner sa vie. Elle réussit à 38 ans le concours d'entrée à la magistrature, et deviendra la magistrate que nous connaissons. Son parcours montre comment "l'école tout au long de la vie" peut se nourrir de l'expérience professionnelle. Eva Joly vient enrichir le débat sur l'école de son expérience des pays du Nord de l'Europe. Nous sommes loin de nos schémas classiques (CPGE par exemple), et de la vision chiffrée incessante de l'Education en France (évaluations, indicateurs etc..), qui est devenue une pratique de gouvernance au Ministère de l'Education Nationale.

FA

(Crédit photos et transcription: François ANDRE)

Eva JOLY le 17 mars à La Bellevilloise:

Dans l’introduction vidéo, la FCPE Martinique interpelle d’abord Eva Joly sur les rythmes : « que souhaitez-vous faire pour les  rythmes scolaires ? Nous avons besoin de mieux répartir le temps des apprentissages, et de tenir compte des spécificités territoriales ». La journaliste Armelle LEVY (RTL) ajoute : « Mme Joly, que proposez-vous sur les rythmes ? Maintenez-vous par exemple l’alternance  du 7/2 (7 semaines travaillées pour 2 semaines de repos) ? »

Eva JOLY : Les rythmes ne concernent pas que les enfants. Il faut « ralentir » aussi les parents. Un enfant de 6 ans, qui ne sait pas qui va le chercher à la sortie de l’école, avec des parents débordés, ça ne facilite pas l’apprentissage. Il faut ralentir les rythmes de tous, introduire moins de concurrence et de pression.

Il y a des séquences nécessaires : ne pas dépasser 7 semaines sans une semaine ou deux de coupure. L’automne est trop long. Sur la semaine, on ne peut pas mettre toutes les heures sur 4 journées. Faut-il ajouter le mercredi ou le samedi ? C’est une question à discuter région par région, cela dépend des bassins de vie. J’ai visité Marseille, rencontré des familles, des enfants sans soutien. Il faut sortir de ce système hystérique de l’élite, où nous ne produisons qu’une élite. Il y a peut-être seulement 100 000 enfants (NDLR : d’une classe d’âge) pour qui le système scolaire est fait.

FCPEDebatPresidentielles2012 (25-EvaJoly)

La situation actuelle est vraiment dégradée. Dans le quartier de Castellane, on supprime des classes. L’école n’est pas que l’école, elle est aussi un cadre, un encadrement, où on peut jouer, où on est dehors. A Castellane, Ils en sont maintenant à 25-26 élèves par classe, alors que la démographie n’est pas en baisse dans ces quartiers. On a supprimé les assistants éducatifs et les RASED, pour les enseignants la tâche devient lourde. Dans l’école que j’ai visitée, ils ont aussi une CLIS pour enfants autistes. On voit l’absurdité de toutes les mesures de rétorsion qui ont été prises durant ce quinquennat (comme supprimer les allocations familiales en cas de fort absentéisme), ce sont des règles inventées par des gens qui n’ont jamais mis les pieds à Clichy s/Bois ou à Castellane.

Le programme d’EELV comprend la création de 20000 postes pour renforcer les moyens humains, car l’école souffre du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Il faut aussi un changement pédagogique. J’ai reçu une éducation très différente où on met l’enfant au centre. On ne lui dit pas tous les jours « tu es le 25eme sur 30, tu es mauvais etc.. », non ! On mesure les progrès de l’élève par rapport à lui-même.

J’ai grandi sans note jusqu’à très tard. Les talents sont multiples. On peut être bon en sport ou en théâtre, et pas en lecture. Je vous assure que cela donne des citoyens qui sont conscients de leurs qualités et pas de leurs défauts. Il y a quelques lycées expérimentaux en France, cela ne suffit pas. Je porte une révolution pédagogique, avec plus de moyens, je ne veux pas d’un système qui ne tourne qu’au bénéfice d’une petite caste privilégiée.

Armelle LEVY : La 2ème question est posée par internet et porte sur la formation des enseignants. La réforme est-elle satisfaisante ? Doit-on porter la formation à deux ans, en alternance, avec pré-recrutements ?

Eva JOLY : la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Deux années en alternance ? Oui, j’ai ce référentiel là (celui de l’alternance), car en Norvège on valide très facilement les acquis professionnels. Pas seulement pour la formation des enseignants. Lorsqu’on sort du bac en Norvège, les études universitaires sont plutôt fermées. Mais si on fait une année avec une association, si on travaille, on peut valider auprès d’une Université ces acquis, cela donne des points, et cela ouvre à des filières universitaires. Je crois donc à la formation continue. C’est une composante essentielle du programme, la formation tout au long de la vie. A partir de 16 ans, on doit pouvoir bénéficier de huit années de formation tout au long de la vie

Dans la magistrature, par exemple, on ne peut pas rester dans un métier aussi important pour la société avec les acquis universitaires de 25 ans en arrière. C’est terriblement dangereux. Il faut suivre des formations permanentes. C’est aussi important pour la qualité de l’enseignement. ? Chez nous le fait de suivre ces formations continues dans la carrière participe à la notation de l’enseignant.

Patrice PARTULA : Est-ce que les centres de formation doivent dispenser la même formation au niveau national, alors qu’on voit des contenus différents, des inégalités sur els disciplines enseignées (en psychologie, etc..). (NDLR : Question assez obscure puisque les IUFM ont disparu, on ne voit pas très bien de quoi Partula parle…)

Eva JOLY : Oui, je suis favorable à la mise en place d’un cahier des charges national pour assurer une uniformité des compétences pédagogiques et psychologiques. Par exemple, intervenir en cas de conflit, cela nécessite une formation. C’est une éducation à la non-violence : être capable de détecter un conflit entre deux élèves et intervenir comme il faut, apprendre à l’élève à tenir une position, comprendre le pourquoi, former d’autres élèves à devenir des médiateurs. Ce sont des compétences larges qui sont demandées à l’enseignant.

Le statut des parents :

Des modules obligatoires de relations avec les parents ? (Eva JOLY plutôt sceptique) Pourquoi pas ? Mais les univers peuvent être très différents. Il y a des cultures où lorsqu’on lui parle, l’enfant regarde par terre (c’est sa culture, cela peut créer un quiproquo si on lui demande de regarder autrement). On peut avoir des éducations opposées diamétralement entre celle à la maison et celle à l’école. Il ne faut pas créer de malentendus. Les parents font partie intégrante de l’éducation de leurs enfants.

Les enseignants apprennent à construire leur programmes, leurs cours, avec toutes les composantes (les parents, les collectivités territoriales etc.. ). Ils ont un rôle de représentation dans l’exercice de la fonction.

Pour les parents, je pense qu’il faut un véritable statut qui traduise l’importance qu’ils ont dans l’éducation des enfants. Il faudrait une grande conférence entre les parties pour établir ce futur statut. Après l’échéance électorale je propose une commission interministérielle (Ministères du travail, de la fonction publique, éducation nationale,  etc.. ) pour que ce statut prenne corps et soit inscrit dans les textes. Cela ne me pose aucun problème mais c’est très solennel ce que vous me demandez. Pour moi les parents doivent être associés plus formellement à l’éducation de leurs enfants.FCPEDebatPresidentielles2012 (43-EvaJoly)

Notre modèle d’école est à bout de souffle. Nous devons inventer l’école du 21ème siècle. Cela passe par l’expérimentation, par la recherche, par le partage des bonnes pratiques. Il faut des lieux de rencontres, des moments d’échanges. Et que cela soit financé pour être possible. La réforme doit être portée par les parents et les enseignants (ce qu’on appelle le bottom-up), et non conçue dans les bureaux. C’est plus puissant et plus productif de prendre en compte les résultats positifs. Contre la compétition de tous contre tous, classe contre classe, établissement contre établissement. Il faut s’inspirer des expériences positives pour les généraliser.

Cela ne va pas être simple : nous partons de 200 ans de tradition élitiste

L’école maternelle :

La personnalité de l’enfant se forme très tôt, et les stéréotypes encore plus tôt. J’ai visité une école maternelle à Saint-Denis, où l’on travaillait sur l’égalité et sur la représentation des genres (NDLR : garçon/fille). Depuis 2006, ils travaillent là-dessus. Dans les classes où l’on a travaillé sur les stéréotypes de genres pour les combattre, on constate des classes plus apaisées, avec moins de violence. On peut construire l’égalité h/f dès la maternelle, pour lutter contre toutes les discriminations. Nous savons que les préjugés émergent très tôt.

Est-ce que la scolarité doit être obligatoire à trois ans ? Je ne sais pas si c’est une bonne idée ! La rendre obligatoire lui enlève son côté extraordinaire. Pour moi l’école maternelle, c’est ce qu’on fait de mieux en France. L’offre de maternelle doit être abaissée à l’âge de deux ans dans les quartiers difficiles. C’est mieux que la garderie après la crèche.

Le rapport public/privé :

Je ne veux pas rallumer la guerre scolaire. Barak Obama dit que quand quelque chose marche, ce n’est pas la peine de le détruire. Mais il faut faire marcher le secteur public d’abord. Et demander au secteur privé des obligations de service public, pour assurer la mixité sociale et la même qualité d’enseignement.

Aujourd’hui, en Bretagne, l’enseignement religieux domine tellement qu’il est dans certains endroits difficile pour les élèves de trouver une école publique à proximité. C’est anormal. Il faut une offre publique sur tout le territoire. Mais le privé est aussi un modèle qui sert à l’expérimentation. Il y a des expériences positives à partager. Donc je ne rallumerai pas la guerre scolaire.

Patrice Partula : quelles conditions en matière d’accompagnement de la « révolution pédagogique » ? Que prévoyez-vous comme conditions matérielles et humaines ?

Eva JOLY : Il faut des locaux adaptés. Aujourd’hui une classe, un prof, une heure, une matière, c’est une structure qui date du système napoléonien. Cela crée des chocs dans le parcours scolaire : passage en 6ème, passage en 2nde etc.., ce sont des ruptures trop violentes. Dans l’école que je porte, il y les mêmes lieux de 6 ans à 16 ans, avec un personnel pédagogique permanent. Car dans beaucoup de collèges, un élève en 3ème est le plus ancien de l’établissement du fait de la rotation des enseignants. Comment conduire des projets quand le personnel change en permanence ? Cela est possible si on laisse beaucoup d’initiative aux enseignants, et du temps pour conduire les expériences, les réformes, leur enseignement.

Dans ces locaux, Il faut assurer aussi la santé (médecine scolaire) et une bonne cantine. La misère que je vois dans certaines écoles au cours de cette campagne électorale, dans les cantines, je considère qu’il faut des repas de grande qualité, dès la maternelle et dès les petites sections. Il faut la présence d’un service de santé, avec médecin et psychologue pour intervenir en cas de conflit grave. Tout cela a été détricoté, il faut revaloriser ces métiers. Au total, des enseignants présents dans la durée avec des équipes (médicales ou autres spécialités) pour les aider en cas de difficulté.

Je sais que l’idée de renoncer à des notes est dure pour les parents d’élèves mais je les invite à y réfléchir, pour renoncer à l’idée de compétition entre enfants. Je veux changer l’état de l’enseignement, et l’état de la société.

 

(Video FCPE Ile de France, voir l'ensemble des interventions de tribune sur le site http://elections2012.fcpe-idf.fr/)

 

Discours à la tribune :

 « Dans cette campagne présidentielle, ce qui est le plus frappant pour moi, c’est la médiocrité des discussions, c’est la médiocrité des thèmes qui sont débattus dans l’espace public, alors que nous sommes dans un monde où tout change, avec des risques internationaux gravissimes comme entre Israël et l’Iran, ou ce que nous voyons en Syrie où nous laissons un dictateur assassiner son peuple. Tout cela dans l’indifférence. Et c’est pour ça que ça fait du bien d’avoir un vrai débat sur un vrai sujet de société si important pour notre avenir.

Dans cette campagne, ce qui est vraiment insupportable, c’est de voir la dégradation de notre vivre ensemble, et la dégradation de l’école qui jusqu’à maintenant était le ciment qui faisait l’espoir, qui faisait que, qui que vous étiez, vous aviez l’espoir d’une meilleure vie. Il y a une telle dérive dans les inégalités, et on a vu sous la dernière présidence de Sarkozy les inégalités se creuser comme jamais auparavant, et des mesures complètement populistes qui rendent la vie des plus vulnérables encore plus difficile. Et je pense là aux mesures qui concernent l’école, au non-remplacement d’un enseignant sur deux, à la suppression des structures d’aides, et l’abandon dans lequel on laisse les écoles. Ce qui se passe dans les quartiers populaires ne concerne plus ce pouvoir qui se concentre sur les plus privilégiés.

Notre rôle à nous c’est réellement de lutter contre cela au sien de notre école qui par tradition est orientée vers la sélection des élèves qui réussissent le mieux à l’école, qui sont considérés comme les seuls dignes d’intérêt. C’est la raison pour laquelle je pense que l’existence des grandes écoles, qui sont en réalité un lieu de reproduction de l’élite. On s’aperçoit, lorsqu’on regarde de près, que malgré les efforts de certains directeurs de grandes écoles (comme Sciences Po à Paris), il n’y a pas la diversité dans ces écoles. Je pense que si on les fondait dans les Universités, si on les regroupait, on pourrait améliorer la qualité de l’Université, et donc la possibilité d’une formation supérieure pour tous.

Pour cela, il faut changer complètement de modèle. Il faut que le programme éducatif soit concentré sur tous les enfants, autour de leur épanouissement, et ce quelle que soit leur condition sociale.

Je voudrais revenir un peu sur la carte scolaire, qui a été assouplie par Nicolas Sarkozy, et qui a des effets catastrophiques. Parce que cela veut dire que beaucoup de parents qui souhaitent le mieux pour leurs enfants, et on ne peut pas leur en vouloir, sortent leurs enfants des écoles proches du domicile. Des parents achètent des appartements pour avoir leurs enfants dans les meilleurs lycées. Cela dégrade la mixité, et fait que la ségrégation sociale continue. Il faut donc revenir à une carte scolaire qui assure une vraie mixité sociale. Il faut en même temps tenir compte des impératifs de transports, on ne va pas ajouter des heures de transports pour les enfants, mais il faut que dans toutes les localités les cartes scolaires soient construites avec vous, les parents, parce que vous connaissez les quartiers, vous savez que la carte doit être dessinée de telle ou telle façon, pour réunir les quartiers difficiles et les quartiers plus aisés. C’est quelque chose de très important pour réussir notre réforme.

Il faut préparer les citoyens de demain, et les citoyens de demain ce n’est pas simplement des connaissances, ce n’est pas simplement des têtes bien faites, c’est aussi une sensibilité au développement durable, à la nature, au respect de la vie. Et c’est pourquoi je suis très favorable à au moins une expérience d’école en pleine nature par an. Il faut aussi un enseignement au Développement Durable, au respect de nos biens communs qui sont l’eau par exemple (j’étais hier à Marseille pour le Forum Mondial de l’eau […], l’intérêt autour de ces thèmes grandit). Cela doit faire dès maintenant l’objet d’une sensibilisation : la qualité de l’eau, la qualité de l’air, le respect de l’environnement, les rapports Nord Sud. Tout cela doit faire partie de l’enseignement, et pas simplement les mathématiques et la lecture. Je voudrais une éducation beaucoup plus globale, et aussi l’art doit faire partie de l’enseignement. L’art est réellement le parent pauvre, or ce qui nous fait vivre ensemble, ce qui nous fait vibrer, ce qui fait que nous sommes une communauté humaine, c’est aussi l’expression artistique. Je souhaite donc introduire dans l’enseignement du développement durable, la sensibilité à la nature, le respect de la vie, la sensibilité à l’art, l’éducation de l’œil, de l’oreille et du goût.

Nous avons un programme énorme devant nous, un chantier énorme qui est d’essayer de transformer cette école élitiste en une école qui produit des citoyens capables de prendre la parole en public, capables de comprendre les enjeux, et capables de dire non.

Voila les objectifs que moi je fixe pour notre école pour les années à venir. »

Par FCPE Montigny le Bretonneux
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 00:14

Dans les brocantes internet, on trouve de tout, y compris des profs vacataires! Dérisoire? Au départ on pense à une bonne plaisanterie, pour illustrer l'état de notre système éducatif après la dernière vague de suppression de postes. Mais non! C'est bien vrai, l'Education Nationale recrute ses prof remplaçants sur le boncoin.fr! En désespoir de cause... La FCPE de Moselle vient de dénoncer cette pratique dans une lettre adressée au recteur d'Académie de Metz-Nancy.

Le bon "coin" pour les principaux de collège démunis...

Ouest France dévoile l'affaire en titrant aujourd'hui sur des offres d’emploi passées par deux collèges lorrains sur le site internet d’annonces entre particuliers leboncoin.fr.

Nous sommes allés faire un tour sur le site, et avons déniché plein d'autres annonces, avec les mots-clés "professeur" ou "enseignant" ou "collège" dans la rubrique de recherche. Parmi de nombreuses annonces de recrutement par des officines privées ou pour des cours particuliers, se glissent des offres d'établissements publics, comme celles ci-dessous:

 

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« Cela en dit long sur l’incapacité du rectorat à répondre à la demande de remplacement et à l’obligation de continuité du service public d’éducation », a estimé la FCPE de la Moselle dans une lettre au recteur de l’académie Metz-Nancy. « Nous constatons ici les dégâts causés par la politique d’austérité consistant à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux », selon Joseph Morello, responsable départemental de la FCPE Meurthe-et-Moselle.

Collèges cherchent professeurs d’anglais et de français

Début avril, les collèges du Himmelsberg à Sarreguemines (Moselle) et Jules-Ferry de Briey (Meurthe-et-Moselle) avaient cherché à recruter sur internet, le premier un professeur d’anglais, le second un professeur de français.

« Les élèves n’avaient plus de prof depuis quinze jours, le rectorat n’avait pas de remplaçant et les annonces passées à Pôle Emploi - nous y sommes autorisés depuis un an - ne donnaient rien », a expliqué la principale du collège de Briey, Marine Carré.

« Nous découvrons cette pratique que nous déconseillons totalement », a indiqué le secrétaire général adjoint de l’académie Metz-Nancy, Patrick Prieur. « Nous allons le rappeler aux chefs d’établissement », précisant que des solutions avaient été trouvées pour les collèges concernés.

Pourtant nous avons vérifié que l'annonce du collège de Sarreguemines était toujours en ligne sur le site d'annonces (voir ci-dessous une copie d'écran).

En mars, le même scenario s’était déjà produit avec un collège des environs de Nantes : l’établissement peinait à trouver un professeur de technologie, et avait déniché la perle rare après s’être résolu à mettre une annonce sur leboncoin.fr.

F. ANDRE

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Par FCPE Montigny le Bretonneux
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 15:44

inegalite_enseignement_titom.png Dans l'édition du Monde du 12 avril dernier, qui évoque la parution d'un rapport de la Cour des Comptes ("notre éducation n'est plus nationale", article précédent), on trouve cet éditorial qui alerte solennellement les candidats sur l'état réel de notre système éducatif, et les somme de proposer autre chose que d'appliquer les nièmes cautères sur une jambe de bois.

FA

"Mesdames et messieurs les candidat(e) s à l'élection présidentielle, aucun de vous ne peut l'ignorer : les maux dont souffre notre système scolaire sont alarmants. Longtemps, nous avons voulu croire qu'il restait l'un des meilleurs au monde. Tout démontre, aujourd'hui, qu'il est devenu médiocre et, à certains égards, désespérant.

Médiocre ? C'est le constat en quatre points dressé par tous les rapports récents, de l'OCDE ou du Conseil économique, environnemental et social, du Haut Conseil de l'éducation ou de la Cour des comptes :

1. Chaque année, dans une sorte d'indifférence catastrophique, 150 000 jeunes sortent du système sans qualification.

2. L'effort budgétaire de la France en faveur de l'éducation est de plus en plus à la traîne par rapport aux autres pays de l'OCDE, en particulier pour l'enseignement primaire, où se créent des retards souvent irrémédiables.

3. Ce malthusianisme, symbolisé depuis cinq ans par la suppression de quelque 70 000 postes, achève de démoraliser un corps enseignant qui n'en avait pas besoin.

4. Les compétences des élèves de 15 ans se dégradent par rapport à celles de nos voisins ; loin de corriger les inégalités de départ entre élèves, l'école française a tendance à les aggraver.

Le nouveau (pré) rapport de la Cour des comptes dont nous avons eu connaissance rend le diagnostic plus désespérant encore. Au terme d'une longue enquête sur la répartition des moyens entre académies et établissements, les magistrats de la Rue Cambon concluent ceci : "Le système scolaire français se caractérise par l'importance et la persistance des inégalités, au rebours de l'objectif d'égalité des chances fixé par le code de l'éducation."

En clair, qu'il s'agisse de l'affectation d'enseignants expérimentés ou des taux d'encadrement, l'Etat favorise les écoles, collèges et lycées déjà les mieux dotés et accorde moins de moyens à ceux qui sont les plus défavorisés et réussissent moins bien. Dans la plus grande opacité, cette discrimination s'est aggravée ces dernières années, et elle n'est pas corrigée par les contributions des collectivités locales. Elle réduit à néant l'effort supposé des zones d'éducation prioritaires, censées donner plus à ceux qui ont moins.

Mesdames et messieurs les candidat(e) s, nous avons lu vos propositions. Chamboulement institutionnel et statutaire ici (N. Sarkozy), recrutement de 60 000 enseignants ou personnels là (F. Hollande), etc. Chacun mesure la difficulté qui sera la vôtre, demain, si vous êtes élu : repenser en profondeur notre système scolaire, c'est risquer de braquer les enseignants, d'irriter les parents d'élèves, de révolter la jeunesse. Cela fait beaucoup de monde..."

Par FCPE Montigny le Bretonneux
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 09:29

colere.jpg L’état favorise les plus privilégiés, en favorisant les écoles, collèges et lycées déjà les mieux dotés et en accordant moins de moyens à ceux qui sont les plus défavorisés et réussissent moins bien. C’est ce qu’on constate avec tristesse à la lecture des décisions de carte scolaire par les CDEN, et ce que dénonce un pré-rapport de la cour des Comptes, dont le Monde a publié la teneur dans une rubrique récente, et qui est bien sûr retenu par le Ministère comme la plupart des rapports qui lui sont défavorables. Contrairement à la communication officielle, les rapports s’accumulent et prouvent que les inégalités sociales se creusent, et qu’au travers de l’affectation d’enseignants expérimentés et du taux d’encadrement, les rectorats renforcent ces inégalités. Des moyens sont attribués à des académies qui en ont moins besoin, alors que d’autres académies s’enfoncent, par un mécanisme de calcul qui fait que lorsqu’elles sont défavorisées une année, on lui attribue des moyens encore moindres l’année suivante.

L'INJUSTICE DE LA REPARTITION DES MOYENS

 Le rapport d'observations provisoires de la Cour des comptes que Le Monde s'est procuré montre pour la première fois l'injustice de la répartition des moyens d'enseignement sur le territoire. Quelque 93 pages d'un travail inédit dévoilent ligne après ligne comment l'Etat donne plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s'est aggravé ces dernières années.

L'académie de Créteil, qui était en 2006 dans la moyenne nationale pour la dépense par élève dans le primaire, est tombée au 22e rang sur 26. Et c'est la même injustice dans les lycées et collèges. Pour la rentrée 2011, Créteil, qui gagnait 3 836 élèves dans le second degré, a perdu 426 postes, quand l'académie de Paris, qui gagnait, elle, 1 000 élèves, a obtenu 20 emplois de plus.


L'ACADEMIE DE PARIS EST LA MIEUX DOTEE DU TERRITOIRE

Ce travail est entre les mains du ministère et de quelques recteurs invités à faire part de leurs remarques à la Cour. La procédure classique prévoit que leurs réponses soient annexées au rapport définitif. Selon la chronologie évoquée dans ces pages, il a fallu une année aux rapporteurs de la Cour des comptes pour obtenir les données nécessaires à leur travail. Les magistrats racontent avoir dû batailler ferme pour obtenir certaines informations du ministère de l'éducation, et précisent que leurs demandes "n'ont pas toujours abouti".

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SITUATION ANCIENNE

Même si la situation est ancienne, le gouvernement n'a aucun intérêt à laisser sortir ces comparaisons, qui montrent qu'en 2010 l'Etat a dépensé 47 % de plus pour former un élève parisien que pour former un banlieusard de Créteil ou de Versailles. 51 % de plus pour former un Parisien qu'un Niçois... Il est décrit, noir sur blanc, comment sous couvert d'une éducation censée offrir à tous la même chose, voire donner plus à ceux qui ont moins, l'école française entérine des situations acquises qui sont profondément injustes. Paris a des enseignants expérimentés, une offre de formation bien plus large que d'autres académies et, même si son taux d'encadrement n'est pas plus élevé, cela privilégie le Parisien.

En France, on sait où sont les élèves défavorisés, mais on ferme les yeux sur cette donnée lors de l'allocation des moyens. Le ministère octroie les postes d'enseignants aux académies ni vraiment en fonction du nombre d'élèves, ni en fonction de leur milieu social, ni en fonction des résultats aux évaluations, s'étonnent les magistrats. "Il est impossible à partir des données fournies par le ministère de mettre en regard l'évolution des moyens financiers alloués par l'Etat, celle du nombre d'élèves et celle de leurs résultats", jugent-ils.

Preuve que les situations de fait sont entérinées, les calculs se font toujours par rapport aux moyens dont dispose déjà une académie. S'y ajoutent deux principes, selon la Cour : plus une académie est grande, plus elle est ponctionnée en période de récupération de postes. Et plus son tour arrive tard dans le dialogue de gestion entre le ministère et les académies, moins il reste de postes de profs à distribuer. Dommage pour Créteil et Versailles qui couvrent la banlieue parisienne et ses quartiers difficiles mais répondent à ces deux critères ! Interrogé sur ce rapport, l'actuel directeur de l'enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, répond que "son affectation des moyens tient compte des nécessités de compensation". Et que son mode d'attribution est "complexe mais pas opaque"

Pourtant, la différence de traitement commence dès qu'un enfant met un pied dans l'école. Pour un élève de primaire de l'académie la plus défavorisée de France métropolitaine, le pays dépense 2861euros par an. Pour un Parisien, il en dépense 3 134. De la maternelle au CM2, cela fait un différentiel d'une année d'enseignement... Et la scolarité des enfants de 2 ans, qui doit être un accélérateur de réussite pour ceux qui sont les plus éloignés des apprentissages? Les "pauvres" sont les premiers à en être écartés. Le rapport révèle qu'en Seine-Saint-Denis, seuls 0,9 % des moins de 3 ans ont une place à l'école contre un peu plus de 4 % dans l'académie de Créteil tout entière et 13,4 % en moyenne nationale (jusqu'à 49 % en Lozère).

BONNE CONSCIENCE

Le ministère se donne bonne conscience en calculant l'argent qu'il distribue, en primes et autres crédits pédagogiques, aux zones d'éducation prioritaires (ZEP). Il estime que ces zones bénéficient d'une manne annuelle de 922 millions d'euros. Mais il oublie de prendre en compte le fait qu'on affecte dans les zones défavorisées les profs qui coûtent le moins chers. A Créteil, 21,6 % des enseignants ont moins de 30 ans (pour une moyenne nationale à 9,2 %) et 8,6 % sont non titulaires (contre 4,9% en moyenne). A contrario, à Paris, 24,2 % des profs sont agrégés pour une moyenne nationale deux fois moins élevée. Un établissement de ZEP de Créteil coûte moins cher à l'Etat qu'un établissement classique à Paris! Par ailleurs, selon l'académie où il se trouve, un établissement de ZEP sera différemment doté. Dans l'académie de Marseille, en 2010, l'éducation prioritaire comptait des taux d'encadrement de 4,3 % inférieur à la moyenne d'encadrement de l'académie quand les écoles non ZEP étaient 1,6 % au-dessus, a observé la Cour.

A ces écarts de dotation de l'Etat s'ajoute le différentiel important d'une collectivité territoriale à une autre. En lycée, la participation des régions varie du simple au double, et celle des mairies, pour le primaire, de 1 à 10. Mais le comble est que le ministère ne dispose pas de ces éléments. C'est ce qu'il a répondu à la Cour dans un courrier du 13 octobre 2011! Difficile dans ces conditions d'en tenir compte.

CONSTAT ACCABLANT

Tout cela pose la question du pilotage politique du système éducatif. S'il est une prérogative que la Rue de Grenelle est la seule à pouvoir exercer, c'est bien la correction des inégalités. Or, elle les entérine, selon le constat accablant de la rue Cambon: "Au vu de ces chiffres et de leur évolution récente, aucun élément attestant d'une politique particulière en matière de réduction des inégalités n'apparaît donc de manière flagrante. (...) Alors même que les outils sont disponibles, le ministère ne se met pas en position d'analyser précisément les inégalités territoriales, leurs causes et leurs moyens de les limiter." La Cour ne fait pas de recommandations.

Elle conclut que, "si le ministère souhaite réellement lutter contre les inégalités géographiques de résultats des élèves, une profonde inflexion de ses politiques et une réforme de son mode d'allocation des moyens apparaissent indispensables". En revanche, elle interroge le ministère: "Envisage-t-il une évolution dans sa répartition nationale des moyens ? Si oui, quels en seraient les principes et modalités ?" La réponse apportée à cette question sera un bon indicateur du courage politique du prochain ministre.

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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 19:36

RectoratVersailles-entree_lesseps.jpg

Nous proposons un départ groupé de Montigny-Le- Bretonneux pour se rendre au rassemblement académique devant le rectorat à Versailles (voir article précédent l'appel à mobilisation des 4 départements de l'Académie)

 

Pour les parents d'élèves ignymontains, rendez-vous à 16h15 sur le parking de la salle Jacques Brel ce mercredi 11 Avril, pour partir à Versailles en remplissant les voitures.

 

Pour ceux qui viennent directement de leur travail par RER ou train, il est possible de rejoindre le rectorat par la gare de Montreuil (ligne Versailles RD), ou par la Gare de Versailles Chantiers en empruntant le bus R du réseau Phebus (direction Université, arrêt République Lesseps, environ 12' de bus).

 

Rectorat de Versailles: 3 boulevard de Lesseps

 

Rectorat-Versailles-plan

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 11:19

Les parents FCPE de toute l'Académie de Versailles sont en colère et ne désarment pas, malgré la passivité ambiante qui s'est installée en période électorale! Les quatre départements de l'Académie, sévèrement touchée par les mesures de carte scolaire de la rentrée 2012, appellent leurs adhérents à manifester devant le Rectorat de Versailles ce mercredi 11 avril à partir de 17h. Une délégation des 4 CDPE de l'Académie sera reçue par le recteur Alain Boissinot à partir de 18h, porteuse des revendications de tous les parents FCPE. Amenez tout ce qui peut faire du bruit!  N'hésitez pas à venir manifester votre désarroi et votre colère contre toutes les mesures de coupes sur l'éducation prioritaire, les enseignements professionnels (certaines filières ferment), les DGH de collèges et lycées.

F. André

Rassemblement académique de la FCPE Mercredi 11 avril à 17 h,  

devant le Rectorat de Versailles - 3 boulevard de Lesseps

une délégation – porteuse des revendications - sera reçue à 18 h .

Contre la dégradation des conditions d'enseignement dans les établissements publics

- Nous ne pouvons plus accepter que nos enfants soient sacrifiés et qu'ils ne puissent pas bénéficier des meilleures conditions d'enseignement.
- Nous ne pouvons plus admettre la gestion financière de l'éducation nationale.

Nous voulons :
- le recrutement de médecins et d'infirmières scolaires, de professionnels de la vie scolaire, de professionnels de l'orientation scolaire.
- des enseignants qualifiés, formés et accompagnés dans leurs missions…
- des classes avec des effectifs conformes aux matières à enseigner
- des remplaçants recrutés afin d'assurer la continuité du service public.

Nous voulons un véritable service public et laïc d'éducation pour nos enfants et la Nation. Les moyens pour que l'éducation redevienne la première priorité nationale existent : EXIGEONS-LES

Ne laissons pas sacrifier l'avenir d'une génération d'enfants.

MANIFESTATION-DU-11-AVRIL-2012.jpg

 

Un tract à diffuser est disponible sur le site départemental fcpe78. N'hésitez pas à inviter les parents de votre établissement, et à afficher ce tract sur vos écoles. FA

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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 16:24

Une journée nationale est organisée aujourd'hui par la FCPE qui interpelle six candidats à la présidentielle (qui ont accepté de venir répondre aux délégués FCPE venus de tout le pays à la Bellevilloise) sur les douze exigences suivantes :

 

FCPE17marspochette

   

-        9h30 : Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste

-        10h25 : Claude Goasguen, représentant de Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP

-        11h20 : Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie-Les Verts

  

-        14h15 : Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche

-        15h10 : François Hollande, candidat du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche

-        16h05 : Jacqueline Gourault, représentante de François Bayrou, candidat du MODEM

Les douze exigences de la FCPE pour l'école (liens vers les fiches de la FCPE)

 

1 - La maternelle, une Ecole de la réussite

2 - Adapter l'Ecole aux rythmes des enfants et des jeunes

3 - Pour un code de l'éducation protecteur des droits de l'enfant et une véritable démocratie lycéenne

4 - Vers une orientation choisie

5 - Pour la scolarisation effective des enfants handicapés

6 - La santé à l'Ecole

7 - Pour une Ecole sans inégalités sociales et territoriales, l'Etat doit garantir l'égalité

8 - Gratuité : aller plus loin

9 - Laïcité : promouvoir l'Ecole publique

10 - Pour une pédagogie active et non répressive

11 - Une véritable formation au métier d'enseignant

12 - Un statut du parent-délégué pour assurer une véritable représentation des parents

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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 21:19

Le Comité régional Ile-de-France dela FCPE a conçu un site de débats destiné à favoriser l'information et l'expression des adhérents et sympathisants de la FCPE dans la perspective des futures échéances électorales.

elections2012.fcpe-idf.fr

bandeaufcpeidf_pde.pngBaptisé "Elections 2012 - L'éducation au cœur des débat" ce site propose des débats organisés autour de 12 thèmes. Participer est très simple. Pour chaque débat, et après s’être inscrit, il est possible de poster des "contributions" et de commenter les contributions proposées.

Tous les débats et toutes les informations figurant sur ce site sont également accessibles depuis les réseaux sociaux Facebook (page "Elections 2012 : l'éducation au cœur des débats") et Twitter (@FCPEIDF2012).

Cet outil est ouvert à tous. Notre souhait est que nous soyons nombreux à débattre autour des questions d'éducation qui motivent notre engagement commun et que tous les membres de notre fédération puissent, par son intermédiaire, participer à l'interpellation des candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives.

Nous vous invitons à participer aux débats proposés et à proposer de nouveaux débats afin de faire de ce site un véritable outil d'influence et de contribuer à mettre encore plus l'éducation au cœur des débats.

FCPE-iledefrance_plateforme.jpg ______________________________________________________________________________________________________________

Dominique Dupuis, CDPE75, Sylvie Fromentelle, CDPE95, Jean-Marie David, CDPE92, Pierre Fraudeau, CDPE78

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Mardi 22 Mai 2012: Formation aux Commissions d'Appel à Epone 20h-22h voir page FCPE 78 infos

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